La Vital Cross-Country League revient cet après-midi avec la deuxième manche du challenge qui conduira cette fois les coureurs dans l’ouest sur le terrain de football de Médine à partir de 14h. Après leur entrée en matière réussie à Curepipe aux Casernes il y a huit jours, Paramasiven Sammynaden et Prisca Manikion tenteront cette fois de confirmer leur suprématie dans la course des as, le premier en masculin et l’autre en féminin. Mais leur parcours s’étendra cette fois pour l’un de 7 à 7,8 km et pour l’autre de 4 à 4,4 km.
« Plus la distance augmente, plus ça me convient », avoue Prisca Manikion, désormais plus confiante en ses chances d’accomplir une razzia dans la course féminine. « La semaine dernière, je n’étais pas encore sûre de mes capacités. Mais après la première étape, je me sens définitivement plus confiante. L’objectif cet après-midi est bien sûr de confirmer. L’entraînement s’est bien passé malgré le temps cyclonique. Je me sens bien dans la tête. » L’écart qui la séparait de ses plus proches poursuivantes à l’arrivée de la première manche ne laisse, en effet, planer aucun doute sur un éventuel sans-faute de sa part.
Dans la course masculine, le champion national en titre, le marathonien Jean-Luc Vilbrim, aurait pu jouer les trouble-fête. Mais sa rentrée n’est pas programmée pour cette fois, annonce son coach Mike Félicité. « Il ne sera pas de la course cet après-midi, mais plutôt la semaine prochaine. En tout cas, il ne s’alignera que deux fois, la finale des championnats nationaux incluse. Notre priorité est le marathon de Paris prévu le 6 avril et les minima des Jeux du Commonwealth. »
Cet aveux laisse donc la voie libre à Paramasiven Sammynaden, l’actuel leader. Prêt pour ce deuxième acte, il ne compte pas rater le coche, même si ses adversaires les plus sérieux tels Mohammad Dookun, Christophe Mootoosamy et Kevin Narain se tiendront en embuscade. Jouer le rôle de favori lui convient tout à fait. « C’était un peu logique déjà avant le début des hostilités. De toute façon, cela suit un peu ma 2e place au classement final ligue-championnats obtenue l’année dernière. Les sensations reviennent peu à peu. Il fallait prendre un avantage psychologique déjà la semaine dernière sur mes adversaires. Physiquement, je dois normalement tenir le coup. Mais c’est celui qui restera solide jusqu’au bout dans la tête qui gagnera. Et pour l’heure, tout va bien. »
Le licencié du Gymkhana Athletic Club (Vacoas), 25 ans, se dit prêt à s’aligner sur 7,8 km. « Ce n’est pas une belle marge, car normalement on s’entraîne sur des distances plus longues et je crois que pour la finale ça ne devrait pas dépasser 9 km. Donc, tout va se jouer dans cette fourchette. Je pense que ce ne sera pas un désavantage pour moi », analyse-t-il. Quant à l’éventuelle début de Jean-Luc Vilbrim prochainement, il avoue que « s’il s’aligne, tant mieux car, s’il le fait, ce sera sans doute pour gagner. »
Pour l’heure, le danger pourrait venir de Mohammad Dookun, qui avait terminé assez fort derrière le leader à l’arrivée de la première manche. L’expérience lui fait encore défaut. « Je dois encore m’entraîner pour trouver le bon rythme. Comparé à l’an dernier, je n’ai pas vraiment de coéquipiers pour me tirer à l’entraînement. Mais l’objectif est de finir avec l’équipe sur le podium et terminer mieux que l’an dernier au classement final », explique le jeune coureur des Curepipe Warriors, 22 ans en juillet.