La Vital Cross-Country League revient cet après-midi avec la deuxième manche du challenge qui mènera cette fois les coureurs sur le terrain de foot du Racing Club à Trianon. Les jambes devront coûte que coûte répondre présent avec le durcissement du parcours, notamment dans la course des as, qui s’étend de 10 à 11 km pour les hommes et de 6 à 6,5 km pour les dames.
Sept jours après une entrée en matière réussie à Mapou, Mohammed Dookun et Aurélie Agathin tenteront de confirmer. Ce sera un nouveau test pour l’un comme pour l’autre. À l’aise face à une opposition assez vite réduite au silence à Mapou, Mohammad Dookun s’élancera vers sa deuxième victoire, le moral haut et il se dit très confiant, même s’il sait que c’est bien lui désormais le grand favori. « Cela ne me met pas pour autant la pression. J’ai eu une bonne préparation (au Kenya). Même si la distance augmente, je n’ai rien à craindre. Par contre, il faut que je m’habitue au gazon. Je reste confiant pour la suite », avoue le coureur de La Brasserie, Curepipe.
À Mapou, l’écart qui le séparait de Christophe Mootoosamy à l’arrivée se situait à moins 1’00 (35’47 contre 36’33), alors que Kevin Narain pointa en 3e position en 36’42. Le danger n’est pas tout à fait écarté, d’autant que ce dernier, qui se prépare pour le marathon, devrait se sentir plus à l’aise pour porter des attaques. « Plus la distance augmente, plus ça me convient. Je serai au départ de toutes les manches et je courrai toujours sans réserve, même si je me prépare pour le marathon. Dookun a bien couru à Mapou. Il sera difficile à battre, mais pas impossible », estime Kevin Narain.
Reste que Frankie Lebon, coach de Mohammad Dookun, il ne voit « personne capable de le battre. Ce sera bien difficile ». Son poulain lui donnera-t-il raison cet après-midi ? D’autant que Nicolas Boissèque, le champion de l’édition 2012, et Paramasiven Sammynaden, le tenant du titre, n’ont toujours pas programmé leur entrée dans le challenge, ce dernier à cause de ses études à l’université.
« Je n’ai pas encore décidé en raison de mon travail. De toute façon, le ligue de cross n’est pas ce qui importe le plus. De plus, je ne fais pas encore partie de la présélection des Jeux des îles pour l’épreuve du 3 000 m steeple. Mais je suis sur la bonne voie après le stage très dur (49 jours) effectué au Kenya avec Dookun », indique pour sa part Boissèque.
La course féminine nous réservera sans doute un nouveau duel entre Aurélie Agathin et Emilie Ng Foong Po, les deux s’étant départagées au sprint à Mapou, Ng Foong Po se faisant dominer in extremis. S’est-elle remise de sa déception pour rectifier le tir cet après-midi ? « Ma déception est déjà digérée et je me sens prête à m’aligner face à une concurrence plus forte et sur une course plus longue. Tout se décidera sur la ligne du départ. La tactique sera déterminante. J’aurais pu avoir gagné à Mapou si j’avais pris la bonne direction menant à l’arrivée. Ça m’a ralentie. Aujourd’hui, il faudra gérer et essayer pourquoi pas de gagner ».
Quant à Aurélie Agathin, elle est toujours dans un mood d’attaque et prête à tout donner pour garder sa place de leader. « J’ai bien récupéré et je suis motivée à aller jusqu’au bout. La course sera plus longue, mais je suis moralement prête à la surmonter ayant déjà couru 7 km l’an dernier à Candos », déclare Agathin, qui reste tout de même sur ses gardes s’agissant de Prisca Manikion, la championne en titre, qu’elle avait reléguée à la 3e place à Mapou.