« Vivre Debout », était au départ un titre d’une chanson de Jacques Brel, choisie par un groupe de grands handicapés de France pour désigner un mouvement permettant à la personne handicapée de décider librement de sa vie en prenant sa distance de l’hospice traditionnel où on décidait de tout à sa place. Ce mouvement a fait école à Maurice dans les années 1980. Les pionniers mauriciens de l’autonomie de la personne handicapée sont Ram Beeharry, Jayraz Baichan, Patrick Sajeewansing, Michel Peermamode et François Sockalingum.
C’est grâce à une émission télévisée du père Gérard Sullivan (où il s’entretient avec Gérard Dorise de Vivre Debout-France) qu’ils apprennent l’existence de Vivre Debout. C’était en 1979. Ensuite, une documentation reçue de France permet aux cinq Mauriciens de décider sérieusement de la création d’une structure semblable à Maurice. On est en mai 1981.
Rapidement, les fonds nécessaires au projet sont réunis avec le concours de Mauriciens solidaires et de Vivre Debout-France et les initiateurs et leurs amis bien-portants se mettent en quête d’une maison. Ils sillonnent plusieurs villes pour arriver finalement à Curepipe où ils dénichent une maison leur convenant parfaitement au 9, rue Charles Renaud. Le bâtiment est aménagé en fonction des besoins de la personne handicapée avec rampe pour faciliter l’accès des fauteuils roulants, les meubles essentiels, etc.
Le 12 décembre 1981, tout est prêt pour permettre à cinq courageux handicapés de faire « le grand bond », passant d’un style de vie où « on » fait tout ou presque pour eux à un style de vie autonome en communauté. Ram, Jayraz, Patrick et François quittent l’hospice de Tamarin et Michel celui de Pamplemousses pour venir loger à la Maison du Bien-Etre, 9, rue Charles Renaud, Curepipe Road.