La cinquième édition de la Coupe de l’océan Indien (COI) s’est achevée hier au Grand Bay Yacht Club par une domination quasi mauricienne. Avec 45 représentants, Maurice a logiquement dominé les débats en décrochant sept médailles d’or, cinq d’argent et quatre de bronze. Les Seychelles, représentées par 25 barreurs, ont remporté deux médailles d’or, trois d’argent et quatre de bronze, alors que La Réunion avec sa délégation de 13 athlètes a enlevé seulement deux médailles, à savoir l’argent et le bronze.
Maurice avait certes un grand nombre de sélectionnées, mais la plupart étaient soit à leur première COI ou alignés en optimist, catégorie réservée aux jeunes de moins de 15 ans. De plus, les Mauriciens étaient nombreux, tout comme les Seychellois, à participer au kitesurf et à la planche à voile. Et dans ses épreuves, il n’y a pas eu photo. Les Mauriciens ont été tout simplement meilleurs que leurs adversaires seychellois et réunionnais.
Cependant, à cette compétition interîles, il était surtout essentiel de suivre la progression des barreurs ayant pris part aux 9es Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) en 2015 à La Réunion et aux derniers COI l’année dernière aux Seychelles. Ainsi, en laser 4.7, Adriano Merne (18 pts), deuxième aux Seychelles, s’est rebiffé pour cette fois-ci décrocher la médaille d’or devant le tenant du titre, Axel Florine (22 pts), qui se contente cette année de l’argent. Hemsley Lim (24 pts) prend quant à lui le bronze. La compétition n’était pas gagnée d’avance et était serrée jusqu’aux deux dernières manches disputées vendredi.
Effectivement, l’intensité était à son comble, sur l’eau comme sur terre. Les noms d’Axel Florine ou encore Yann Rioux étaient constamment cités. Mais à l’heure des arrivées sur le rivage au centre de voile de Grand-Baie, Rioux était visiblement déçu. Il vient de manquer le podium de justesse et termine quatrième au classement général avec 25. « Ma septième et huitième place lors de la première journée ont joué contre moi. J’ai aussi connu des soucis mécaniques. Je suis découragé », laisse-t-il entendre. Bien qu’il ait joué de malchance, Yann Rioux demeure un atout pour la sélection mauricienne de voile.