À deux ans des JIOI 2015 à La Réunion, le comité technique de la Mauritius Yachting Association planche déjà sur la préparation des barreurs en vue de l’échéance réunionnaise. Deux stages de haut niveau, en Belgique et à Malte, pour offrir une première sortie aux jeunes barreurs qui devraient constituer l’ossature de l’équipe en 2015.
L’entraîneur national, Mike Lafleur, surveille ses protégés de très près. Avec Anaëlle Félicie et Christopher Bon, deux espoirs de la voile locale, et un trio de jeunes composé de O’Brian Brasse, Tatiana Lafleur et Adrien Lacaze, Mike Lafleur souhaite entamer un programme de travail afin de préparer cette équipe dans les meilleures conditions.
Les trois jeunes s’envoleront donc bientôt pour la Belgique afin de participer à un stage avec la sélection nationale belge. « C’est l’une des meilleures préparations dont les barreurs puissent rêver. Bien que le stage survienne deux ans avant les Jeux, l’expérience leur sera utile », commente le coach. D’autant que Maurice abritera, en 2014, la troisième édition de la Coupe de l’océan Indien.
« Mais ils devront faire bon usage de leur expérience. La Coupe de l’océan Indien est réputée pour réunir les meilleurs barreurs de la région », soutient encore l’entraîneur national. Ce qui, du coup, sera également bon à prendre pour les barreurs eux-mêmes. « C’est à travers leurs sorties internationales que les barreurs pourront apprendre et progresser. »
En dehors des trois premiers nommés, Anaëlle Félicie et Christopher Bon, pour leur part, se rendront à l’île de Malte pour participer à un programme baptisé Sail Coach sous l’égide de la Fédération internationale de voile. « Ce stage compte parmi les plus relevés. Les deux barreurs qui se rendront à Malte seront bien encadrés. » En effet, pendant ce stage, qui se tiendra également au mois de décembre, l’accent sera mis sur les aspects technique, mental et physique. « Ces sont trois aspects très importants de la préparation, mais aussi de la compétition », rappelle Mike Lafleur.
Pendant leur séjour en terre étrangère, les deux groupes seront aussi appelés à travailler en condition réelle, d’où l’aspect technique de ce stage. En fait, les barreurs se retrouvent avec deux conditions de compétition, gros temps et temps clément. Dans le premier cas, les vents dépassent les 50 km/h. Dans l’autre, la vitesse du vent est beaucoup plus faible et peut descendre jusqu’à quatre ou cinq noeuds. « Il faut une certaine technique pour maîtriser ces situations. À la base, c’est simple, mais il faut un gros travail pour arriver à comprendre cela », indique Mike Lafleur.
Les cinq barreurs qui s’en iront en stage à la fin de l’année ont tous déjà une première expérience internationale. La plupart d’entre eux ont tous participé à au moins une édition de la Coupe de l’océan Indien. D’autres, à l’instar de Christopher Bon, ont été aux JIOI en 2011.
« Le groupe a une expérience à faire valoir, même s’il est très jeune. C’est la raison pour laquelle la moindre expérience peut leur être utile. Le fait que la voile ait été retenue par le Cij a boosté ces jeunes encore plus », souligne Mike Lafleur.
Mais auparavant, les barreurs devront passer le cap des championnats nationaux de laser 4.7 prévus en novembre. « Ce sera une première mise en bouche pour leur stage », conclut l’entraîneur national.