Jean de Falbaire et Drany Clair peuvent terminer sur les deux premières marches du podium aux JIOI

Inscrit pour la première fois aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) depuis sa création en 1979, le kitesurf connaîtra son premier gagnant dans pas longtemps. La compétition se déroulera sur le plan d’eau d’Anse La Raie, du 20 au 26 juillet et les participants s’affronteront en downwind slalom. D’emblée, Maurice fait figure d’épouvantail avec Jean de Falbaire et Drany Clair, médaillés d’or et d’argent respectivement à la première édition des Jeux africains de plage, tenus en juin au Cap-Vert.

Le Mauricien Jean de Falbaire et le Rodriguais Drany Clair seront de sacrés clients sur l’eau. L’un comme l’autre ont de fortes chances de décrocher l’une des six médailles d’or en jeu et par la même occasion d’entrer dans l’histoire des JIOI comme le premier médaillé d’or en kitesurf. Lors de ces 10es JIOI, il faudra ainsi avoir l’œil plus particulièrement sur Jean de Falbaire, qui s’est récemment offert l’or en kitefoil et twin tip (downwind slalom) aux Jeux africains de plage il y a un mois.

On se souviendra qu’il a été imbattable sur le plan d’eau de Santa Maria Beach Park, en remportant les 12 courses qui étaient au programme dans la compétition de foil. Par contre, en downwind slalom, Drany Clair lui avait compliqué la tâche. Au coude-à-coude depuis la première journée de course, Falbaire a dû s’arracher dans les ultimes épreuves pour triompher et laisser la médaille d’argent à son compatriote. Grâce à ses deux performances, il envoie un signal fort pour les JIOI ainsi qu’à ses adversaires avec qui il devra en découdre pour le titre de champion de l’océan Indien.

Falbaire et Clair pour se donner la réplique

À en déduire de leur parcours, cela s’annonce de bon augure pour la compétition indianocéanique. D’ailleurs, après son triomphe sur les eaux africaines, Jean de Falbaire avait déclaré que les feux sont au vert pour lui. « Les Jeux africains de plage ont été une bonne compétition. Cela m’a permis de me mettre dans le bain et d’apporter les derniers réglages en vue des Jeux des Îles. En tout cas, ça promet. Mais je vais devoir m’entraîner encore plus afin d’être exact au rendez-vous, car Drany Clair m’attendra certainement de pied ferme », disait-il. Il n’aurait pas pu si bien dire, puisque Clair reste un kitesurfeur redoutable en slalom. Il avait d’ailleurs montré l’étendue de son talent en remportant les épreuves de sélection en avril dernier à… Anse La Raie, alors que Falbaire, lui, avait pris la deuxième place.

Il va sans dire que le Rodriguais compte bien lutter pour le titre indianocéanique. Pour ce dernier, c’est la force mentale qui fera la différence. Justement, c’est l’un de ses points forts, nous avait-il confié à l’issue des épreuves de sélection. « Il faut toujours garder son sang-froid. Il ne faut penser qu’à faire sa course et à rien d’autre. Il faut être fort mentalement. Quand je serai sur la ligne de départ, je ne viserai que la première place. La deuxième place n’est même pas envisageable. Si on pense aller à tâtons, automatiquement, nous allons tomber plus bas. Il faut toujours viser la gagne. C’est mon état d’esprit à chaque compétition. »

Vent favorable

Les windsurfeurs ne sont pas en reste. Julien Maurel a le vent en poupe. En janvier dernier, ce dernier avait participé avec Christopher Tyack et Laurent Cervelo, deux autres planchistes mauriciens et réservistes de la sélection, au Duotone Windsurfing International, une compétition qui avait réuni les meilleurs planchistes au monde. Maurel avait terminé au pied du podium et s’était même permis de titiller le vice-champion du monde italien Matteo Lachino ou encore le champion des Pays-Bas Jordy Vonk. Force est de constater qu’il a du talent à en revendre, tout comme Fabrice Leclézio, qui fut médaillé d’argent aux JIOI de 2011 aux Seychelles, soit la dernière fois que la planche à voile a fait partie des disciplines. Il revient cette fois avec la ferme intention de décrocher l’or.

Les barreurs; à l’image de Yane Rioux ont une belle carte à jouer sur le plan d’eau de Grand-Baie

Quant aux barreurs, une belle performance est également attendue de leur part. Depuis la 6e édition des JIOI qui s’est tenue en 2003 à Maurice, aucune médaille d’or n’est tombée dans l’escarcelle mauricienne. Ils le savent et, d’ailleurs, ils mettent les bouchées doubles pour vaincre le signe indien. Et quoi de mieux que de le faire à la maison, sur leur plan d’eau de Grand-Baie et qui plus est devant le public mauricien. Toutefois, avec La Réunion et les Seychelles qui dominent cette discipline, il faudra donc qu’ils fassent un effort conséquent, car la tâche ne sera pas aisée avec la présence du Seychellois Allan Julie, un barreur de niveau olympique.

La sélection
Laser : Yane Rioux, Michel Hosseny, Kevin Seebaluck, Van Dame Lafleur, O’bryan Brasse, Christopher Bon, Céline Baptiste et Annaëlle Félicie. Réservistes : Axel Florine et Tatiana Mathieu
Kitesurf : Drany Clair et Jean De Falbaire. Réserviste : Michael Léopold
Windsurf : Julien Maurel et Fabrice Leclézio. Réservistes : Christopher Tyack et Laurent Cervelo
Voile
Première journée
Samedi 20 juillet
Centre de voile à Grand-Baie
10h30-12h30 : Laser 4.7 (H & D)
13h30-17h30 : Laser standard (H)
13h30-17h30 : Laser radial (H)
Centre de jeunesse d’Anse La Raie
10h30-16h30 : Windsurf (H)
10h30-16h30 : Kite surf (H)