La cérémonie d’ouverture de la Coupe de l’océan Indien de voile, qui s’est tenue samedi au Grand Baie Yacht Club, a été marquée par la sobriété des discours, la simplicité dans la conception et le symbolisme autour de la mer.
La compétition s’annonce rude, mais les 15 barreurs mauriciens ont toutes les chances de briller. L’entraîneur national, Mike Lafleur, se veut optimiste concernant ses protégés. « À bien voir, les Mauriciens sont affûtés. Ils ont été préparés moralement, techniquement et physiquement. » Mais il se méfie quand même des Réunionnais et des Seychellois. « Il y a quelque chose qui donne les Mauriciens gagnants, mais aussi des signes que nous devrons faire attention ».
Pour la première fois, Maurice peut jouer pleinement sa carte. « Quand nous sommes partis à La Réunion et aux Seychelles, nous faisions face à un handicap de taille : le terrain. Maintenant, c’est chez nous et nous devrons produire des résultats encore meilleurs. »
Pourtant, Maurice reste sur une seule médaille d’or lors de la précédente édition, dans l’archipel, justement. « Cette année, nous devons montrer que nous sommes capables de rivaliser avec les autres pays de la région. » Le coup d’envoi de la compétition a été justement l’occasion d’éprouver les barreurs en situation réelle.
Si la compétition a officiellement démarré ce matin, la cérémonie d’ouverture, samedi, a été sans tambour ni trompette, marquée par le mélange des eaux des trois pays participants. Valentin Wiehe et Clémentine Bretagne pour La Réunion, Rodney Govinden et Allison Hoareau pour les Seychelles, Obrian Brasse et Tatiana Matthieu pour Maurice ont rempli le vase que cette dernière a ensuite vidé dans la mer.
Auparavant, Florian Bétuel et Rashid Beebeejaun, respectivement président de la Mauritius Yachting Association (MYA) et Premier ministre par intérim, ont salué les efforts des barreurs en amont de la compétition. « Cette compétition est née d’une rencontre lors des précédents JIOI seychellois, en 2011. Depuis, nous avons mis un point d’honneur à y être représenté », a souligné le jeune président de la MYA.
Cependant, il a fait part d’un souhait. Celui de voir plus de pays participer à cette compétition. « Nous aimerions avoir l’Australie, qui fait aussi partie de l’océan Indien, tout comme certains pays d’Afrique. Nous aimerions avoir la participation de Madagascar, des Comores et des Maldives. »
De son côté, Rashid Beebejaun a tenu à remercier les barreurs et la MYA. « Je découvre aujourd’hui une activité que je ne connaissais pas », a-t-il fait ressortir. Tout en souhaitant que le meilleur gagne, il a aussi demandé que les règles du sport soient respectées. « Que les vaincus puissent réaliser la chance qu’ils ont de participer à cette compétition et qu’ils soient fair-play », a ajouté Rashid Beebeejaun.
Le programme des prochaines journées s’annonce chargé, puisque deux régates sont au menu pour les barreurs. La première partie de la journée sera consacrée aux catégories radial et standard. Le coup d’envoi a été donné à 10h. Les lasers optimist et 4.7 sont entrés en action dans l’après-midi. La compétition prend fin ce samedi.