Zaid Ameer, président de la Dealers Imported Vehicule Association (DIVA), demande aux autorités d’ouvrir une enquête afin de connaître le nombre de voitures importées qui circulent sur nos routes et qui ne respectent pas les normes. « Les voitures japonaises fabriquées en Inde ne respectent pas les normes. Ces véhicules représentent un vrai danger en termes de sécurité », a-t-il soutenu hier lors d’une conférence de presse. « Bizin fer bien atansion bann serkey anbilan. » Il précise son intention d’envoyer du courrier au bureau du Premier ministre, au commissaire de police Mario Nobin ainsi qu’à d’autres instances concernées pour leur demander d’assumer leurs responsabilités.
« C’est une affaire très grave et qu’il faut prendre très au sérieux », a insisté le président de la DIVA hier. Même les voitures vendues par certains concessionnaires à l’État, poursuit-il, « ne sont pas aux normes ». Et d’informer que la DIVA enverra une lettre au gouvernement pour lui demander l’autorisation d’importer des voitures neuves, « ce qui n’est pas le cas » actuellement. « Il est temps de casser le monopole et de donner la possibilité à nos membres de montrer leur savoir-faire dans ce secteur. »
Zaid Ameer a par la suite vivement critiqué les « individus » important des voitures pour le marché local. « Ils sèment beaucoup de confusion. C’est pour cette raison que ceux qui ont commis des fraudes se retrouvent derrière les barreaux. Ce sont des arnaqueurs. Leurs voitures sont les plus exposées aux accidents. Nous connaissons des cas où les victimes se retrouvent coincées dans leur voiture après un accident car leurs airbags se déploient rarement durant un choc frontal. Nous, au sein de notre association, nous exigeons la qualité et le professionnalisme dans nos showrooms. Les clients ont le droit de visiter plusieurs showrooms avant de faire un choix définitif », explique-t-il.
Le président de l’association a invité un revendeur de voitures, qui n’est pas membre de la DIVA, à la conférence d’hier pour lui montrer, preuve à l’appui, qu’il ne fait pas honneur aux professionnels en mettant sur le marché des voitures « qui ne répondent pas aux normes et dont le prix défie toute concurrence ».
Il a ensuite exprimé sa satisfaction de la décision prise par le gouvernement par rapport à la nouvelle loi pour qu’il y ait une compétition saine dans ce secteur et pour que les voitures ne soient plus importées à Maurice par des particuliers. « Le ministre concerné a prêté l’oreille à nos représentations faites lors de la dernière réunion que nous avons eue », dit-il. Le porte-parole de la DIVA a lancé une invitation aux Motor Vehicules Dealers pour un débat sur la question.