Quatre charges portées contre un chauffeur qui travaillait pour une boulangerie à Rose-Hill ont été rayées en Cour intermédiaire. Ce dernier était accusé d’avoir volé un chèque d’une valeur de Rs 42 000 qui avait été gardé sous scellé dans un tiroir. La magistrate Wendy Rangan, qui a présidé ce procès, a statué qu’aucune preuve n’a été avancée pour démontrer que le chauffeur avait accès à l’intérieur de la boulangerie pour pouvoir y dérober le chèque.
Le chauffeur, qui travaillait pour le compte d’une boulangerie de Rose-Hill avait été arrêté après que le copropriétaire du commerce soit allé porter plainte à la police deux semaines plus tard pour signaler le vol d’un chèque de Rs 42 000, lequel avait été mis sous clé dans un tiroir. Le copropriétaire avait affirmé que les clés se trouvaient en sa possession. Le délit allégué avait été commis le 29 janvier 2008, mais le plaignant avait toutefois attendu deux semaines pour porter officiellement plainte après avoir mené une enquête interne. Le copropriétaire avait toutefois indiqué qu’il n’avait pas vu l’accusé voler le chèque. Un officier de police, qui avait enquêté dans cette affaire, devait cependant donner une version qui ne concordait pas avec celle du copropriétaire, soutenant que ledit tiroir n’était pas verrouillé et que n’importe qui pouvait y avoir accès. Le propriétaire avait quant à lui refusé de consigner de déclaration à la police. L’accusé pour sa défense, avait déclaré en cour qu’il travaillait comme chauffeur et que son travail consistait à prendre livraison de boîtes contenant du pain. L’accusé soutient qu’il n’entre pas dans la boulangerie, précisant que c’est un “helper” qui lui apporte les boîtes. Il soutient en outre qu’il avait bien reçu un chèque du propriétaire, mais représentant son salaire. Et d’ajouter qu’il avait eu des démêlés avec le copropriétaire auparavant, raison pour laquelle, selon lui, ce dernier aurait consigné de fausses déclarations contre lui.
Dans son jugement, la magistrate a fait part de certaines incohérences dans la version des témoins, notamment du fait que l’enquêteur ait estimé que n’importe qui pouvait avoir accès audit tiroir, alors que le copropriétaire avait affirmé qu’il était verrouillé. De plus, l’accusé avait soutenu qu’il n’avait pas accès à la boulangerie, version qui n’a pas été remise en cause par le plaignant. De plus, la magistrate a estimé qu’aucune preuve n’avait été avancée en cour pour démontrer que ledit chèque se trouvait bien dans le tiroir. Prenant en compte le fait que l’accusé avait arrêté de travailler pour la boulangerie deux jours après le vol allégué, la magistrate a toutefois conclu qu’il n’avait aucune preuve démontrant que ce dernier s’était emparé du chèque. Trouvant la version de l’accusé crédible, la magistrate a donc rayé les charges portées contre lui.