Arrêtés chez eux à Pereybère le 28 février, à la suite d’une allégation de vol de meubles qui aurait été perpétré chez leur ancien propriétaire à Quatre-Bornes en juillet 2011, une femme, Anila Seewoogoolam, et ses deux fils allèguent qu’ils auraient subi des brutalités de la part des éléments de la CID de la Ville des Fleurs. Les deux fils ont été libérés par la magistrate Dinya Mooloo siégeant en Cour de Rose-Hill hier contre une caution de Rs 5 000 chacun, alors que la bail motion de leur mère devait être débattue en début d’après-midi aujourd’hui, toujours au tribunal de Rose-Hill mais cette fois devant la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing.
L’auteur des allégations a, par voie de déposition consignée à la police de Quatre-Bornes au cours du mois de février, indiqué que le vol aurait été commis le 30 juillet 2011, date à laquelle ses anciens locataires, c’est-à-dire les suspects, ont déménagé pour s’installer à Pereybère. Pour leurs avocats, Mes Sanjeev Teeluckdharry et Erickson Mooneapillay, cette accusation ne tient pas debout. Ils demandent à la cour de la rayer.
En ce qui concerne les allégations de brutalité policière, les fils ont relaté en cour les mauvais traitements qu’ils auraient subis. La magistrate a ordonné une enquête.
Par ailleurs, dans une correspondance adressée durant le week-end dernier au commissaire de police (CP), Dhun Iswur Rampersad, et au Premier ministre, Navin Ramgoolam, les deux avocats rappellent que leur cliente a été arrêtée le 28 février et ce n’est que le vendredi 8 mars que leurs services ont été retenus par la suspecte. « We met our client yesterday (ndlr : vendredi dernier) and we are most exasperated to see in what terrible state she is presently detained at Sodnac Police Station », font ressortir les deux avocats, avant d’émettre de graves allégations à l’encontre des enquêteurs de cette unité. « We are given to understand that she gave a declaration where she has complained of being kept incommunicado and she has been tortured and repeatedly assaulted by your officers in an attempt to extort a confession. We view with deep concern such serious violations of the basic fundamental constitutional rights of our client after 45 years of independence », ont affirmé les avocats dans leur lettre.
Mes Teeluckdharry et Mooneapillay réclament du CP et du Premier ministre qu’ils examinent d’ouvrir une enquête sur la brutalité alléguée des officiers de police dont la suspecte aurait été victime au cours de sa détention.