La magistrate Padmini Mauree, siégeant en cour de Rose-Hill, a rayé les deux charges retenues contre un ex-employé de Glads Contracting Ltd, accusé d’avoir volé un starter de camion dans un store de la compagnie. La magistrate a indiqué qu’il n’y avait pas assez de preuves pouvant inculper l’accusé.
L’ex-employé de la compagnie plaignante était poursuivi sous deux charges, « larceny by person on receipt of wages » et « possession of stolen property ». Il avait plaidé non coupable. L’officier qui s’était rendu sur les lieux du vol présumé avait déclaré en cour que le store, qui se situe dans un bâtiment à Quatre-Bornes, devait contenir plusieurs boîtes en carton, dont une contenant un starter de camion. Il devait souligner que le bâtiment était sécurisé par des antivols et des grilles à l’extérieur.
Le Store Keeper, appelé comme témoin, devait déclarer qu’il était allé déjeuner et que quand il est revenu à son poste dans l’après-midi il a remarqué qu’un starter de camion manquait dans une boîte en carton qui restait tout le temps ouverte. Lors de son contre-interrogatoire, il devait concéder que les clefs du store étaient en sa possession, mais que ce jour-là, il les avait laissées sur une table. Selon le témoin, un employé lui aurait indiqué qu’il avait vu l’accusé entrer dans le store.
Le directeur de Glads Contracting Ltd a affirmé en cour que l’ex-employé accusé du vol travaillait comme mécanicien pendant six ans dans cette compagnie et qu’il n’y travaillait plus désormais à cause de l’affaire en cour.
Un employé de la compagnie avait quant à lui déclaré avoir aperçu l’accusé le jour des faits, prendre des pièces de rechange et les emmener dans son sac. L’employé avait identifié l’accusé en cour comme étant le voleur. L’accusé devait pour sa défense indiquer qu’il utilisait le store pour se changer et devait déclarer qu’il n’y avait pas de pièces de rechange dans ce local.
Dans son jugement, la magistrate a pris en considération le fait que l’accusé avait été vu sortant du store avec des pièces de rechange dans son sac. Cependant, elle devait trancher en sa faveur, ayant noté que le starter volé, estimé à Rs 13  000, est normalement un objet lourd et qu’il se pourrait qu’il ne puisse être contenu dans un sac tel que décrit par un employé. De plus, aucun témoin n’a été appelé pour décrire l’objet volé et qu’aucune photo du starter n’a été présentée en cour.