Les juges Saheeda Peeroo et David Chan Kan Cheong, dans leur jugement rendu le 3 octobre, ont rejeté l’appel d’un homme condamné à trois ans de servitude pénale pour avoir cambriolé une maison et avoir bâillonné la résidente. Ils trouvent que la sentence est appropriée au délit commis par l’accusé.
L’accusé était poursuivi pour avoir cambriolé une maison et bâillonné sa résidente. Il était ce jour-là accompagné de deux complices. Les trois hommes ont attendu le départ de l’époux afin de mettre leur plan à exécution. Toutefois, l’un d’eux, qui connaissait la famille, avait attendu à l’extérieur. L’accusé et son autre complice se sont fait passer pour des techniciens du CEB, et une fois à l’intérieur de la maison, ils ont bâillonné leur victime. Ils lui ont également placé un oreiller sur le visage pour l’empêcher de crier avant de faire main basse sur des bijoux.
L’accusé, qui initialement avait plaidé non-coupable avant de se rétracter, a interjeté appel par l’entremise de son avocat, Me Bokhoree, soutenant que le magistrat s’est laissé influencé par des délits mineurs qu’il a commis avant et que le jugement a été donné sans tenir compte du fait qu’il avait plaidé coupable.
Me Servansing-Bhurut, State Counsel, a affirmé pour sa part que les trois ans de servitude pénale sont le minimum que la loi peut imposer et que cette sentence est justifiée vu le délit grave commis par l’accusé. Me Servansing-Bhurut SC a aussi déclaré que l’appelant avait été accusé de plusieurs autres délits mineurs avant de commettre ce vol, ce qui donne à penser qu’il n’a pas appris de ses erreurs. Le State Counsel a également déclaré que le magistrat a agi selon la loi et a cité le cas Ramdhin vs. The State : « We therefore find that the learned Magistrate rightly took into account the convictions of the appellant for cognate offences even though they were subsequent to the date of the present offence as they do show his propensity and criminal disposition to commit such offences which we may note are prevalent and on the rise. The Courts would certainly send the wrong signal if they were to treat offences of aggravated larceny with undue leniency. »
Les juges Peeroo et Chan Kan Cheong ont également considéré que l’accusé s’était à plusieurs reprises absenté en Cour afin que l’affaire soit renvoyée et qu’il a plaidé coupable trois ans après avoir clamé son innocence. Les juges ont aussi déclaré que la sentence de trois ans de servitude pénale est le terme minimum imposé par la loi alors que ce genre de délit peut être assorti d’une condamnation de trois à quarante ans de prison, ce qui démontre que la sentence imposée n’est pas sévère. Les soixante-quatorze jours passés en détention préventive seront déduits de la peine.