La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton siégeant au tribunal de Rose-Hill a refusé d’accorder la caution à Jean Rudolphe Valentino St-Mart, accusé de vol avec effraction. Raison : il n’a pas respecté ses deux années de bonne conduite pour une condamnation en 2010.
Jean Rudolphe Valentino St-Mart est provisoirement accusé de vol avec effraction sous les articles 301 (1) et 309 (1) du code criminel. Arrêté le 17 janvier, il a demandé trois jours plus tard sa liberté sous caution à la magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton de la cour de district des basses Plaines-Wilhems à Rose-Hill.
Le sergent Dreepaul, représentant le Commissaire de police (CP), a expliqué que la police objecte à la mise en liberté conditionnelle du demandeur. Il a précisé que Valentino St-Mart pourrait (1) interférer avec des témoins, (2) ne pas comparaître en cour et (3) commettre un délit grave.
C’est le lundi 16 janvier que la plaignante a rapporté un cas de vol avec effraction commis à son domicile. Le malfaiteur aurait volé deux téléphones mobiles et un lecteur DVD, dont la valeur a été estimée à Rs 13 000. Elle a également déclaré qu’elle soupçonnait Valentino St-Mart qui aurait d’ailleurs avoué son crime. Les objets volés ont été récupérés.
Concernant le premier point d’objection, la police a fait comprendre que l’accusé habite dans le voisinage de la plaignante. L’épouse de Valentino St-Mart l’aurait d’ailleurs déjà approché pour lui demander de retirer sa plainte.
S’agissant du fait que le demandeur pourrait ne pas comparaître en cour, le sergent Dreepaul a soutenu que Valentino St-Mart compte plusieurs condamnations antérieures. Le policier a déclaré que le prévenu avait été condamné en 2010 à une peine d’emprisonnement de 12 mois et de deux ans de bonne conduite. Il a souligné qu’il avait commis ce vol avant la fin des deux ans de surveillance et que la probabilité qu’il récidive était élevée.
Valentino St-Mart a quant à lui déclaré qu’il est le seul à subvenir aux besoins de sa famille qui s’en sort pour le moment grâce à une pension de la Sécurité Sociale. Il a passé environ dix ans en prison et n’a pas d’emploi fixe.
La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a conclu que même si le prévenu bénéficie de la présomption d’innocence, son maintien en détention est pleinement justifié et a donc refusé la liberté conditionnelle.