La compagnie Mikado et son assureur La Prudence Mauricienne avaient entamé des actions judiciaires contre Securicor (Mauritius) Ltd lui réclamant un remboursement de la somme de Rs 253 452. Un vol avait eu lieu dans la nuit du 12 au 13 mai 1996 et le système d’alarme ne s’était pas déclenché. Le magistrat Patrick Kam Sing a conclu qu’il y a eu présomption de faute et de casualité. Securicor Ltd aura ainsi à faire les frais d’un cambriolage au magasin et rembourser à la Prudence Mauricienne la somme de Rs 253 452.
Mikado opère un magasin au centre Commercial de Rose-Hill et avait sollicité un service de Securicor Ltd pour l’installation d’un système d’alarme dans ses locaux. Le 13 mai 1996, il y avait eu une cambriolage dans le magasin et le système d’alarme n’a pas fonctionné. Selon Mikado, c’est de la faute de la compagnie de sécurité qui avait omis de s’assurer que le système d’alarme était en bon état de fonctionnement et lui avait fourni un système d’alarme défectueux. Dans sa plainte, Mikado avait soutenu que Securicor n’avait pas agi en conformité avec l’accord pour le maintien du système d’alarme. À la suite de l’effraction, la Prudence Mauricienne avait indemnisé Mikado sous sa couverture d’assurance, mais les deux devaient subir des pertes et des dommages. Le comptable qui avait déposé pour le compte de Mikado avait indiqué en Cour que la somme réclamée représentait la valeur des marchandises volées. Lors du procès, Mikado avait également soutenu qu’avant ce cambriolage, il y avait eu plusieurs fausses alarmes où l’intervention de Securicor avait été sollicitée.
Si Securicor a admis en cour qu’elle fournit des services de sécurité, elle avait cependant nié avoir installé un système d’alarme système défectueux dans les locaux de Mikado ou d’avoir signé un contrat de maintenance avec elle. La compagnie de sécurité a aussi nié que le système d’alarme n’a pas fonctionné en raison de sa faute. La compagnie avait expliqué que le rez-de-chaussée était protégé par un détecteur de mouvements tandis que la fenêtre avant et l’accès étaient protégés par des détecteurs sonores (FFD). Un certain nombre de fausses alarmes avaient été causées par les détecteurs sonores en particulier lors de la fermeture et l’ouverture des shutters. Sa sensibilité, selon les explications de Securicor, était diminuée de manière à réduire les fausses alertes de sorte que le système était toujours fonctionnel mais avec une sensibilité réduite. Il est avéré que si la vitre avait été brisée de façon professionnelle ou si le cambrioleur ne marchait pas dans les locaux du magasin, l’alarme n’allait pas se déclencher.
Le magistrat Patrick Kam Sing a conclu qu’il y a eu présomption de faute et de casualité. Securicor Ltd aura ainsi à faire les frais d’un cambriolage au magasin et rembourser à la Prudence Mauricienne la somme de Rs 253 452. « As a professional in the field of security services and alarm systems, it was the duty of the defendant to warn the plaintiffs of the risks of having portholes in roller shutters and of having the sensitivity of the FFD alarm reduced. There is no evidence, written or verbal, that this had been done which constitutes a breach of the defendant’s obligation de renseignement, de conseil et d’information as a professional in the area of security services », écrit-il.