Steven Ramen était poursuivi en Cour de District de Flacq sous deux chefs d’accusations pour le vol d’un moteur de bateau qu’il aurait gardé en sa possession. Mais la magistrate Jannoo-Jaunbocus a décidé d’abandonner les charges, notant que la version du présumé acolyte ne concordait pas avec le chef d’accusation.
Lors du procès intenté à Steven Ramen en Cour de flacq, le PC Jean Lice, appelé à la barre des témoins, devait relater les événements ayant mené à l’arrestation d’un certain Tuyau. Le constable avait recueilli des informations selon lesquelles un moteur de bateau avait été volé et se trouvait en possession de Tuyau. Le constable avait alors mis sur pied une équipe d’infiltration et s’était fait passer pour un client voulant acheter le moteur. Le prenant la main dans le sac, les policiers l’avaient ensuite arrêté pour possession illégale de moteur de bateau. La victime devait soutenir que le moteur de son bateau lui avait été volé au domicile de sa soeur. Après l’enquête, la police avait sécurisé le moteur volé et le lui avait remis. Tuyau devait pour sa part soutenir qu’il avait été jugé et condamné pour possession illégale de moteur de bateau mais qu’il ne se souvenait pas où il avait eu ledit moteur. Après lui avoir rafraîchi la mémoire en Cour, Tuyau devait soutenir qu’il avait trouvé le moteur dans un champ. L’accusé, quant à lui, a nié les charges portées contre lui, attestant qu’il n’avait rien à voir avec cette affaire.
La magistrate, citant un texte du droit pénal français, a mis l’emphase sur l’élément de soustraction dont il est question dans cette affaire. « Pour soustraire, il faut prendre, enlever, ravir. » La magistrate devait ainsi noter que le moteur se trouvait en possession du dénommé Tuyau. De plus, à aucun moment ce dernier n’a impliqué l’accusé, soutenant avoir trouvé le moteur dans un champ. La magistrate devait ainsi conclure qu’il n’y avait aucune preuve démontrant que Steven Ramen avait volé le moteur de bateau, décidant de fait d’abandonner les deux charges portées contre lui.