La magistrate Niroshini Ramsoondar, siégeant en Cour intermédiaire, a trouvé coupable un analyste en informatique d’avoir donné des instructions et « facilité le travail » de deux hommes pour le vol d’ordinateurs à la SSS Holyrood, Vacoas. Il avait par la suite été en possession de 21 PC volés au collège. Le délit a été commis en 2007.
L’analyste en informatique, qui avait 20 ans au moment des faits, avait été poursuivi sous trois charges, notamment pour complicité dans le cadre du vol d’ordinateurs à la SSS Holyrood et pour possession d’objets volés. La valeur totale des ordinateurs est estimée à Rs 600 000 alors que les 21 PC volés en possession de l’accusé sont estimés à Rs 420 000. L’accusé, représenté par Me Christophe L’Active, n’avait toutefois plaidé coupable que de possession d’objets volés.
Les deux voleurs, un certain Louis et un dénommé Tranquille, déjà poursuivis et condamnés, ont déposé dans cette affaire. Il découle de leurs dépositions que les 21 PC volés avaient été laissés chez l’accusé. Selon eux, l’analyste leur avait donné des instructions pour qu’ils commettent le délit, leur faisant même parvenir un double des clés afin qu’ils puissent pénétrer plus facilement dans le laboratoire informatique du collège. En outre, il aurait aussi loué une voiture pour qu’ils puissent se rendre sur les lieux. Les deux témoins ont toutefois nié incriminer l’accusé parce que ce dernier les a identifiés et a donné leur nom à la police.
L’accusé, pour sa part, a nié avoir commandité le vol, indiquant avoir été faussement impliqué en raison de représailles car il avait révélé leur identité aux enquêteurs. Concernant les 21 ordinateurs retrouvés chez lui, l’analyste a affirmé qu’il pensait que les deux hommes les lui avaient apportés pour les réparer, ne se doutant pas qu’il s’agissait d’objets volés.
Dans son jugement, la magistrate Ramsoondar devait malgré tout conclure que le témoin Louis n’avait aucune raison de mentir, vu qu’il avait déjà été condamné dans le cadre de cette affaire. Malgré le fait qu’il a fallu lui rafraîchir la mémoire à plusieurs reprises, la magistrate a estimé qu’il s’agissait d’un témoin crédible, l’affaire remontant à 2007. L’analyste en informatique a ainsi été reconnu coupable des trois charges portées contre lui.