Poursuivi devant la cour de Rose-Hill pour vol en utilisant un tournevis et possession de Rs 2 175 au préjudice d’un habitant de Quatre-Bornes, un habitant de La Marie a été acquitté. La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a préféré la version de l’accusé.
L’habitant de La Marie était accusé de larceny armed with an offensive weapon sous les articles 301 (1) et 305 (1) (a) du Code criminel et de possession de biens volés en violation des articles 40, 301 (1) et 305 (1) (a) du Code criminel devant la cour de district des Basses Plaines Wilhems. Il a plaidé non-coupable et était représenté par Me Zahid Nazurally.
Selon l’accusation logée par la police et présentée en cour par le Police Prosecutor Perrygood, l’accusé aurait, le 25 novembre 2010 à Morcellement Dookun, Candos, volé Rs 2 175 d’un certain Prem. Il aurait utilisé un tournevis pour forcer la victime présumée à lui donner l’argent. Le sergent Perrygood a appelé quatre témoins à charge durant le procès.
Le main enquiring officer a été appelé à la barre des témoins. Il a déclaré que l’accusé a mentionné le nom d’un certain Vishnu dans sa déclaration, mais ce dernier n’a pu être retracé malgré plusieurs tentatives. Le policier a cependant admis ne pas avoir vérifié si l’accusé était à l’hôpital le jour du délit présumé, bien que celui-ci en fasse mention dans sa déclaration. Il a également consenti durant le contre-interrogatoire par Me Nazurally n’avoir pas enregistré de statement de l’épouse du prévenu. Celle-ci aurait donné Rs 1 000 à son époux ce jour-là, avant son arrestation.
Le sergent Khoodoruth a déclaré s’être rendu à Cité Kennedy à Quatre-Bornes et avoir vu l’accusé tenant un tournevis dans une maison. La police aurait trouvé Rs 2 175 dans sa poche. Interrogé par la police à ce sujet, il n’aurait pu fournir d’explication. Les propriétaires d’une autre maison, celle où l’accusé a été arrêté, ont soutenu dans une déposition à la police que l’homme avait un tournevis à la main parce qu’il réparait un lit.
Le plaignant a été appelé comme le dernier témoin de la poursuite. Celui-ci a avancé qu’il était à un enterrement ce jour-là et aurait vu le prévenu dans la rue où il habite. En vérifiant si les portes de sa maison étaient bien fermées, il dit avoir remarqué cet habitant de La Marie à l’intérieur de sa maison. La victime présumée a déclaré être entrée dans la maison et a poursuivi le prévenu qui tentait de s’enfuir. À un certain moment l’habitant de La Marie aurait sorti un tournevis pour le menacer.
Sous serment, le prévenu a nié l’accusation. Selon sa version des faits, il a frappé à la porte du plaignant pour demander de l’eau. Le plaignant est venu et l’aurait traité de voleur. Il a affirmé que sa femme lui avait donné la somme de Rs 1 000 en plus de la somme de Rs 1 300 qui était déjà en sa possession. Il a nié que le tournevis lui appartenait en disant que c’est le plaignant qui l’a remis à la police en insinuant que c’était le sien.
La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a préféré la version de la défense. Elle a déclaré qu’il n’y a aucune preuve que le tournevis a été utilisé pour commettre un vol comme le prétend l’accusation, et que la charge de possession d’articles volés ne peut être prouvée s’il n’y a pas eu vol.