Un certain Achadoo était poursuivi en Cour de District de Rose-Hill sous deux chefs d’accusations, à savoir vol et possession de bijoux volés d’une valeur estimée à Rs 50 000. La magistrate Padmini Mauree, qui a présidé ce procès, a accordé le bénéfice du doute à l’accusé, notamment en raison du fait qu’un des complices, assigné comme témoin, avait été « vague » dans ses dépositions et qu’aucune preuve ne reliait l’accusé au vol.
Le présumé voleur était poursuivi en Cour de Rose-Hill pour avoir perpétré un vol de bijoux à Stanley, Rose-Hill, dans la soirée du 21 juillet 2013. Il devait plaider non coupable des charges portées contre lui. Le PC Somar, qui avait effectué une descente sur les lieux après avoir reçu une plainte concernant un vol de bijoux, avait déclaré en cour que le larcin avait été commis dans la chambre à coucher de la victime, qui avait été pillée après l’effraction. Le constable devait cependant noter que la cour de la victime était hautement barricadée. Une complice, assignée à comparaître comme témoin dans cette affaire, avait déclaré en cour qu’elle avait confessé à la police avoir été complice d’une série de vols et qu’elle avait été condamnée à cet effet. Elle devait confirmer que l’accusé Achadoo était impliqué à un moment dans un des délits dont elle était accusée. Selon sa version des faits, ils étaient trois à avoir comploté pour entrer par effraction chez leur victime, affirmant que l’accusé les avait conduits à destination. La complice devait faire le guet tandis que deux autres acolytes allaient commettre le délit. Lorsqu’ils sont revenus, quelque temps après, ceux-ci étaient en possession de plusieurs bijoux. L’autre complice, lui, leur avait par la suite remis Rs 2 500. La plaignante, pour sa part, devait déclarer en cour qu’elle s’était rendu compte que ses bijoux avaient disparu en ouvrant l’armoire dans laquelle ils se trouvaient, remarquant que la boîte où elle les avait rangés était vide.
Mais l’accusé a nié les accusations portées contre lui. Il a ajouté qu’il avait accepté de conduire plusieurs individus à un endroit précis sans savoir ce qu’ils complotaient. Selon lui, le fait qu’il ait tout dévoilé à la police alors que les voleurs l’avaient demandé de ne rien rapporter, explique pourquoi la complice a consigné de fausses allégations contre lui. Dans son jugement, la magistrate a statué que la complice avait donné une version des faits « peu satisfaisante ». Cette dernière n’a en effet pu indiquer ni le lieu ni la date et l’heure où le délit a été commis. De plus, la magistrate a estimé que la plaignante n’a pu donner des détails sur les bijoux volés et sur la manière dont les malfrats seraient entrés chez leur victime. L’enquête policière n’a pas plus aidé la magistrate à comprendre les faits, à commencer par la manière dont les bijoux ont disparu de leur boîte alors qu’elle était scellée et que la clé se trouvait en possession de la plaignante. La version de la victime, selon laquelle le vol aurait pu être commis par une connaissance, ne tenait pas non plus la route, selon la juge, étant donné que la plaignante avait indiqué ne pas connaître l’accusé. Les charges portées contre l’accusé ont donc été rayées.