Bharun Teeroovengadum compte prendre son bâton de pèlerin. Son but : sillonner l’île à partir de la semaine prochaine afin de conscientiser et de mener une campagne d’explications sur la situation et la gestion actuelles du volley-ball. Dans son nouveau combat, l’ancien président de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB) a trouvé un renfort en Mario Lepois, ancien entraîneur de l’Union 79 de Curepipe et de la sélection féminine.
Selon Bharun Teeroovengadum, l’AMVB doit être un role model, où priment la transparence et la méritocratie. Or, selon lui, tel n’est pas le cas actuellement. Il en veut pour preuves les faveurs accordées au Faucon Flacq Camp Ithier VBC, les transferts qu’il juge illégaux de sept joueuses du Curepipe Starlight au Goodlands Youngstars SC, club qui a perdu son affiliation auprès du Registrar of Associations et qui a été disqualifié du championnat féminin, et les « maldonnes » lors de la dernière assemblée générale annuelle de cette instance. « Aujourd’hui, la fédération se sent intouchable, croyant avoir bénéficié d’une licence to kill », affirme-t-il.
L’ancien président de l’AMVB, après avoir consigné une déposition au CCID depuis déjà six mois, compte désormais contacter le commissaire de police, Mario Nobin. Surtout dans le cas de l’équipe de Camp Ithier qui aurait, selon lui, bénéficié des faveurs d’un vice-Premier ministre de l’ancien régime et qui continue à évoluer dans l’illégalité avec la bénédiction de la fédération.
« Pourquoi le Registrar n’a-t-il pas pris des actions contre cette équipe qui a commis beaucoup d’impairs ? Si un club a perdu son affiliation, peut-il évoluer au niveau national et international ? Son représentant peut-il siéger au sein de la fédération ? » se demande-t-il. Et ce, tout en dénonçant les transferts du Seychellois Guy Valentin et de l’Indien Anup D’Costa. S’il n’obtient pas satisfaction auprès du Registrar, il compte porter l’affaire en cour.
Bharun Teeroovengadum s’est également élevé contre le fait que rien n’a encore été entrepris dans le cadre de l’African Dream. « Il était question d’instituer quatre centres de formation, un centre d’excellence. Rien n’a été fait, et je me demande comment cet argent est utilisé. En tant que directeur de ce projet, Fayzal Bundhun a sali son image. Il faut de la transparence », avance-t-il. De ce fait, il compte alerter la fédération internationale et la Confédération africaine.
Dans un autre ordre d’idées, il a dit son incompréhension quant au refus de l’entraîneur français Fabrice Chalendar d’exercer à Maurice en 2013. « S’il était venu, la médaille d’or était assurée. Toutefois, beaucoup d’ingérences ont été notées au sein des présélections nationales ».
Confiant de mener à bien sa mission, en affirmant que « les événements m’ont toujours donné raison », Bharun Teeroovengadum ne compte cependant pas mener une croisade en solitaire. « Je suis conscient de la colère de la majorité des clubs. Toutefois, leurs représentants sont terrorisés. Je fais un appel afin qu’ils oublient leur craintes et soient sur le terrain avec moi dans cette campagne de sensibilisation et d’explication à travers l’île ».