Bharun Teeroovengadum ne veut pas abdiquer! En conflit ouvert avec l’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMVB), l’ancien président a tenu une conférence de presse jeudi dernier à l’hôtel St Georges (Port-Louis) revenant sur le club de Camp Ithier qui selon lui, agit dans l’illégalité, l’African Dream, les arbitres, ainsi que l’embauche d’un Directeur Technique National (DTN).
Il n’en démord pas et veut que justice soit rendu. « J’aurais bien pu laisser courir et vivre ma vie tranquillement. Mais il en va de mon honneur de rétablir l’ordre. Je suis seul contre tous et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin », souligne-t-il, déterminé à faire avancer les choses. Il s’est apesanti en premier lieu sur le cas de l’équipe masculine championne de Maurice en titre, Faucon Flacq Camp Ithier VBC. La formation de l’Est de l’île a agi dans l’illégalité pour l’ancien président. « Ce n’est pas normal. Ce club agi dans l’illégalité et a commis une offense sous le Registration of Asssociations Act de 78. J’ai informé personnellement le Registrar ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) », explique-t-il.
Ce dernier soutient qu’il a référé l’affaire à la Central Criminal Investigation Division (CCID). « Ce sera à eux maintenant d’effectuer une enquête. Le club de Camp Ithier se croit tout permis et il faut y remédier au plus vite. Je ne compte pas laisser passer ça d’autant que son représentant ne peut plus siéger au sein du comité directeur de l’AMVB, s’il a perdu son affiliation. C’est inadmissible », fait ressortir Bharun Teeroovengadum. Il a également fait ressortir que durant son mandat en tant que président, il a fait donner des cours aux arbitres. « À mon arrivée, il n’y avait qu’Ivan Rivet (Tito) et Rohit Caulleechurn qui officiaient comme arbitre. J’ai fait donner des cours pour qu’ils y en aient beaucoup plus et j’ai aussi fait en sorte qu’ils soient mieux rémunérés. J’ai entendu dire que depuis ma démission, ils touchaient moins », ajoute l’ancien président de l’AMVB.
Il ajoute, « Les joueurs ne manquaient de rien. Ils bénéficiaient de tout le matériel requis pour s’entraîner comme il se doit et je constate que maintenant rien ne va plus. Ils ont notamment fait une grève d’entraînement pour faire part de leurs mécontentements. À quelques mois des Jeux des Îles de l’Océan Indien, nous sommes bien mal partis », ajoute notre interlocuteur. « J’avais fait ressortir durant mon mandat que l’objectif était la médaille d’or à La Réunion. Ce n’était pas des paroles d’un fou mais j’avais mis tous les moyens de mon côté pour atteindre cet objectif. À cet effet, je voulais impérativement bénéficier de l’expertise d’un DTN. Mais encore une fois, les membres de mon comité directeur n’étaient pas de mon avis », avance-t-il.
Plus de projets pour le volley-ball
« Il était important pour nous de relancer le centre national de formation. André Glaive, Olivier Lardier, Fabrice Chalendar sont autant de techniciens que j’ai contactés pour le poste de DTN. La fédération avait écrit au MJS pour l’informer que les services d’un DTN n’étaient pas requis.Que nous pouvions nous débrouiller avec les actuels entraîneurs de sélections. Personnellement, je n’ai pas de souci avec les sélectionneurs mais force est de constater qu’ils ont besoin de l’expertise étrangère pour progresser. C’est un fait. L’important était la médaille d’or pour les JIOI », avoue Bharun Teeroovengadum. Selon lui, la fédération est maintenant en train de retourner sa veste. « Ils ont maintenant besoin de l’aide d’un DTN. J’espère que ce dernier est un faiseur de miracle car nous ne sommes qu’à trois mois des JIOI ».
Bharun Teeroovengadum est revenu également sur le dossier African Dream Project. « Le projet aurait déjà été lancé dans les différentes écoles de l’île à travers un système de Physical Education afin de bien encadrer les jeunes. Par la suite, ceux ayant des aptitudes physiques requises pour le volley-ball aurait été sélectionnés. J’ai toujours milité pour ce projet mais aucune action n’a été entreprise jusqu’ici. Pire, je me demande où sont passés les 10,000 dollars offerts par la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) et la Confédération Africaine de Volley-Ball (CAVB) dans le cadre de la mise en place de ce projet. La fédération a même refusé que ce soit le MJS qui chapeaute ce projet. Pourquoi? Qu’ont-ils à cacher ? », s’interroge l’ancien homme fort de l’AMVB.
Bharun Teeroovengadum stipule que le nouveau comité directeur ne travaille pas pour le bien-être des joueurs. « J’ai toujours oeuvré pour la méritocratie. J’ai toujours privilégié les joueurs mais je constate que c’est tout le contraire maintenant et c’est dommage. Le volley-ball continue de régresser et ce sont comme toujours les joueurs qui paient les pots cassés », a-t-il conclu. Comme quoi, Bharun Teeroovengadum n’a pas encore fini de faire parler de lui. Il est en mission et compte aller au bout de ses idées. Affaire à suivre…