Le cauchemar continue pour Jason Bhowany. Le libero de la sélection masculine de volley-ball ne s’est toujours pas remis de sa blessure subie lors de la rencontre face aux Maldives dans le cadre des derniers Jeux des îles aux Seychelles. Toutes les démarches effectuées jusqu’ici auprès des autorités concernées se sont révélées vaines. Livré à lui-même, Jason Bhowany, qui travaille à son propre compte, se demande bien comment il pourra joindre les deux bouts au cours de sa convalescence.
8 août 2011 : un jour de triste mémoire pour Jason Bhowany. Au sein d’une sélection mauricienne qui joue sa qualification pour les demi-finales de la compétition au Palais des Sports de Roche-Caïman, il tente de sauver un ballon difficile. « Je me suis jeté de tout mon long et un de mes coéquipiers est tombé sur ma main droite. J’ai ressenti une vive douleur et j’ai appris plus tard que mon coude s’était disloqué », se souvient-il.
Après les premiers soins à l’hôpital de Mahé, il est plâtré de retour à Maurice. Même si le plâtre a été enlevé le 23 août dernier et qu’il est actuellement suivi par un physio, il dit encore ressentir de vives douleurs. Tant et si bien qu’il est actuellement incapable de travailler, lui qui travaille à son propre compte en tant que soudeur.
« Je suis le soutien de ma famille et je suis devenu père deux mois de cela. La vie est devenue très difficile, mais heureusement que je bénéficie du soutien de mes beaux-parents. » Ne sachant plus à quel saint se vouer, Jason Bhowany a frappé aux portes du ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Association mauricienne de volley-ball.
« On ne cesse de me mener en bateau. Mon cas n’est pas pris au sérieux et voilà comment on traite un sportif qui a défendu les couleurs de son pays. Ce n’est guère encourageant », regrette-t-il.
Déjà victime d’un problème au métacarpe lors de la Coupe des clubs champions de l’océan Indien deux ans de cela, Jason Bhowany a certainement envie de rejoindre ses coéquipiers de l’Association Sportive Jeunesse Chebel dans un championnat national qui bat actuellement son plein. Toutefois, celui qui a défendu les couleurs nationales aux Jeux de la CJSOI en 2004 et aux éliminatoires de la Coupe du Monde au Cameroun devra prendre son mal en patience.
Les pronostics les plus optimistes avancent encore trois mois de convalescence. Entre-temps, il reste à espérer que son cri du coeur soit entendu par ceux qu’il a sollicités. Du côté de l’Association mauricienne de volley-ball, on laisse entendre que les procédures ont déjà été enclenchées pour l’assurance du joueur et qu’un rapport a déjà été soumis au MJS.