Les deux sélections mauriciennes de volley-ball peuvent nourrir d’énormes regrets après leurs défaites face aux Seychelles dimanche dernier dans le cadre du tournoi zonal qualificatif comptant pour les Championnats du monde 2014. Les formations ont dû avoir recours au tie-break pour se départager et les Seychelles ont été les meilleurs même si cela faisait longtemps que les deux sélections nationales n’avaient pas évolué à ce niveau. Le public était certes déçu mais il n’est pas venu pour rien…
Autant dire que les Seychellois étaient prenables! C’est ce que nous retiendrons de cette journée marquée par la belle progression des joueurs mauriciens qui ont fait mieux que rivaliser avec les Dallons, étant même en mesure de damer le pion à ces derniers, qui s’étaient pourtant offert une promenade de santé face aux locaux sur leur terre. Mais ils n’ont pas cru fermement en leurs chances et ils l’ont payé cash.
Chez les hommes, la bande à Melchior Miniopoo, emmenée par son capitaine, Gilbert Alfred, a débuté la rencontre sur les chapeaux de roues, remportant les deux premiers sets (25-23, 25-23). Tout laissait présager que la sélection se dirigeait vers la victoire finale mais les coéquipiers de Ian Furneau en décidèrent autrement, s’adjugeant les deux manches suivantes (25-15, 25-16) pour ensuite faire la différence au tie-break (15-9). L’assistant-entraîneur seychellois, François Ally, a fait ressortir que le match était beaucoup plus dur que prévu et que les Mauriciens ont beaucoup progressé. « Nous devons le reconnaître, Maurice a beaucoup progressé contrairement à notre dernière confrontation. Le changement de passeur a été bénéfique au troisième set et je pense que ce fut la clé du match. L’expérience a également joué un grand rôle car beaucoup de nos joueurs sont ou ont été professionnels », indique-t-il.
Le coach mauricien, Melchior Miniopoo, marqué par cette défaite, était dépité après la rencontre. « Nous aurions pu faire beaucoup mieux. Comme je le dis souvent, le volley-ball ne se joue qu’à des petits détails. Nous avons fait notre maximum et les joueurs n’ont pas à rougir de cette défaite. Ils se sont donnés à fond mais au moment crucial, ils ont flanché. Je suis toutefois fier de mon équipe qui s’est bien battu », explique-t-il.
En féminin, même son de cloche. Les Seychelloises, privées de leur fer de lance, Marielle Bonne, qui évolue à Harnes VBC dans l’Hexagone étaient plus que prenables. Mais les coéquipières de Nathalie Létendrie n’ont pas été en mesure de saisir cette chance, s’inclinant 3-2 (25-19, 29-31, 19-25, 25-22, 15-11). « Nous avons commis trop  de fautes, notamment au service. Nous avons tout tenté dans le tie-break mais c’est l’équipe la plus expérimentée qui l’a emporté. Je tiens à féliciter mes joueuses car elles méritaient mieux. Si nous continuons dans cette voie, nous aurons une bonne équipe pour les Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) dans deux ans », explique le coach national Lindsay Wilson.
Ce dernier s’est par ailleurs dit enthousiasmé par son équipe qui est restée soudée. « Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un groupe aussi proche, des joueuses qui se soutiennent mutuellement, des leaders. Je voulais mettre l’accent sur les jeunes. C’était un pari risqué mais je n’ai pas de regrets car malgré la défaite, nous avons prouvé que nous avions les ressources pour faire la différence. Ce sont les quatre derniers points qui nous ont été fatales. Les joueuses ont laissé la pression les envahir et cela a permis aux Seychelloises d’enlever la victoire finale. Mais cela nous servira de leçon pour être encore meilleures à l’avenir. L’objectif demeure bien évidemment les Jeux des Îles de l’Océan Indien en 2015 et avec l’effectif dont je dispose, je suis sûr et certain que nous pourrons encore aller très loin »,