Les deux sélections de Maurice ont eu beaucoup de mal en terre seychelloises, battus en trois fois. Le chemin est encore long sur le plan régional et force est de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. Mais le président de l’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMB), Bharun Teeroovengadum reste optimiste car il estime que les volleyeurs ont réalisé une performance honorable.
Le président de l’AMB est très catégorique sur ce point. « Pour ma part, je ne suis en aucun cas déçu de la prestation des deux sélections. Ils ont fait avec les moyens du bord. Je ne peux rien leur reprocher. Je tiens à mentionner que les deux sélections ont réalisé une meilleure prestation que lors des derniers Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI). Nous sommes sur la bonne voie et je suis certain que les joueurs montreront un meilleur visage sur le sol mauricien lors de la phase zonale qui se tiendra sur le sol mauricien. »
En masculin, la bande à Melchior Miniopoo a subi trois défaites face aux protégés de James Camille. Lors de l’ultime confrontation (dimanche dernier), les coéquipiers de Ian Furneau l’ont certes emporté mais les Mauriciens les ont poussés dans leurs derniers retranchements (25-22, 20-25, 25-21, 26-28 et 15-13 au tie-break). « Il ne faut pas oublier que l’équipe seychelloise était composée de joueurs internationaux. C’est avec des jeunes tels que Hansley Cassimir, Stéphane Toussaint, Allan Esther ou encore Evans Sauteur qu’on a été en mesure de pousser cette équipe des Dallons au tie-break. Nous aurions même pu faire la différence », souligne Bharun Teeroovengadum.
Du côté féminin, lors de la dernière rencontre, Nathalie Létendrie et ses partenaires ont pris un set aux Seychelloises, qui l’ont emporté en quatre manches. « La sélection féminine a beaucoup souffert par manque d’expérience contre des seychelloises qui avaient beaucoup plus de compétitions dans les jambes. J’ai beaucoup apprécié les performances des jeunes joueuses, Joanita Latour, Félicia Julie et Géraldine Verrière. Ce sont des joueuses qui seront à craindre lors des prochains JIOI », soutient-il. En vue de la manche retour, Bharun Teeroovengadum soutient toutefois que les compteurs seront remis à zero car aucune place n’est réservée au sein des sélections finales. « Ils seront ainsi tous soumis à une rude concurrence pour intégrer les sélections. Je m’attends à une lutte très acharnée car d’autres joueurs pourraient être amenés à figurer dans la sélection finale », fait ressortir notre interlocuteur.
Lindsay Wilson, entraîneur national de la sélection féminine fait pour sa part ressortir que l’équipe des Seychelles est prenable. « Sur les deux premiers matches, nous aurions pu faire quelque chose mais c’est le manque de compétitions qui a joué contre nous. Nous n’avons eu que deux entraînements avant de partir pour les Seychelles, ce qui est très peu. Les filles ont donné le maximum et je n’ai rien à leur reprocher. Nous allons maintenant bien nous préparer en vue de la manche retour. Nous devrons travailler la réception, qui demeure pour moi notre principal point faible. Je ne considère nullement que nous avons failli à notre tâche en terre seychelloise. Nous savions que nous aurions la partie difficile. Nous avons certes essuyé trois revers mais le bilan est loin d’être négatif. Nous allons nous améliorer. Nous aurons l’avantage du  terrain à Maurice et le soutien du public. Nous aurons une belle carte à jouer », analyse-t-il.
En effet, des joueuses expérimentées telles que Martine Bistoquet, Maïta Bassy ou encore Heidy Bauda pourraient très bien faire partie de la nouvelle liste alors que du côté masculin, le Rodriguais Kevin Larose,, considéré comme un joker de luxe au niveau de la sélection, pourrait aussi refaire son apparition. « Je m’attends, lors de cette deuxième manche à Maurice, à un sursaut d’orgueil de nos locaux. Nous serons devant notre public. Il faudra prendre la mesure des sélections de l’archipel même si la partie ne s’annonce pas de tout repos. J’ai une totale confiance dans les troupes de Melchior Miniopoo et de Lindsay Wilson. Le spectacle sera au rendez-vous pour le plus grand plaisir des spectateurs », affirme le président de l’AMB.
Mais ce dernier attend toutefois une aide des autorités. « Nous n’avions rien obtenu du ministère de la Jeunesse et des Sports avant notre départ pour les Seychelles. Cette fois-ci, il faudra absolument prévoir un budjet et investir dans le cadre de cette compétition. Mais je tiens à spécifier que nous continuerons à aller de l’avant, avec ou sans l’aide du ministère tout en faisant appel aux commanditaires. Les problèmes de transport devront être résolus. Et aussi celui des vitamines. Les volleyeurs ont besoin de vitamines pour jouer à ce niveau, surtout dans les phases de récupération. C’est très important. Nos sélections n’ont pas bénéficié de telles facilités et c’est dommage. Nous allons faire en sorte de remédier à ce problème », a conclu Bharun Teeroovengadum.