La Confédération Africaine de volley-ball (CAVB) a confirmé les dates du 12 au 20 juin pour la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations au niveau féminin. Ce sera le Kenya qui organisera cette compétition à laquelle Maurice compte bien y participer. Et ce, dans le cadre de sa préparation en vue des Jeux des îles. Le vainqueur de cette échéance africaine décrochera son visa pour les championnats du monde prévus au Japon du 22 août au 6 septembre.
Du côté de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB), on entamera les démarches afin que ce déplacement puisse se concrétiser. « Le dossier sera soumis au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette participation se trouve être essentielle, vu que notre dernière participation à ce niveau remonte à de longues années », soutient Fayzal Bundhun, président de cette instance. Il va de soi que la compétition s’annonce des plus relevées, avec notamment la présence de la sélection keynane qui évoluera à domicile et qui tentera d’inscrire son nom pour la huitième fois au palmarès. Cette sélection a d’ailleurs dominé celle de l’Égypte en quatre sets lors du tournoi qualificatif de la zone 5 en vue des Jeux d’Afrique. Le Cameroun et la Tunisie, représentants du continent à la dernière édition du FIVB world championship, auront également leur mot à dire, et il en sera sans doute de même pour l’Égypte, l’Algérie et le Sénégal.
Face à ces équipes de calibre, la sélection mauricienne aura à coup sûr à se surpasser. L’entraîneur national, Lindsay Wilson en est conscient, mais admet que l’expérience méritera d’être vécue. « L’objectif sera d’aller le plus loin possible dans la compétition et de disputer le maximum de matches. Ce sera une belle occasion de nous situer au niveau continental et surtout d’entrer réellement dans le collectif avec les Jeux des îles en ligne de mire ». Valeur actuelle, la présélection ne regroupe plus que quinze éléments, suite au désistement récent de Stéphanie Duval et Sandrine Jéry pour des raisons professionnelles. Lucy Latour a par contre réintégré le groupe qui comprend Nathalie Letendrie, Vanessa Chellumben, Felicia Julie, Valentine Paul, Priscilla Kelly, Rachel Christine, Liza Bonne, Stacy Armoorgum, Alison Labour, Elizabeth Mohungoo, Joanita Latour, Wendy Gaspard, Melodie Mootoosamy et Anoutchka Dorasamy.
La présélection a travaillé pendant deux séances sous la férule de l’instructeur international français, André Glaive voilà deux semaines. Ce dernier a demandé aux joueuses de faire montre de rigueur et d’exigence dans cette quête de l’excellence. Selon lui, les volleyeuses possèdent un certain potentiel, mais doivent encore fournir un gros travail tant au niveau collectif et individuel. « Il existe des carences qui font suite à une formation loin d’être rigoureuse. De plus, le fait qu’elles soient limitées par la taille constitue un autre handicap ». Quoi qu’il en soit, le fait de retrouver la scène africaine après de longues années ne pourra que motiver nos représentantes dans ce désir de se retrouver sur le podium des JIOI, après les énormes désillusions des deux dernières éditions. Il se pourrait également que la sélection mauricienne effectue un stage en Algérie à l’issue de cette compétition.