Ce ne sera pas cette fois que les Tranquebar Black Rangers disputeront une quatrième finale de la Coupe des clubs champions de la zone 7. Avec deux défaites en autant de sorties, les volleyeuses de la capitale ont déjà pris la porte de sortie dès la phase de groupe. Un nouveau revers amer enregistré cette fois face aux Seychelloises de Cascade en quatre sets (29-27, 21-25, 21-25 et 23-25), hier après-midi au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas, a mis fin à leurs illusions. Défaite également du Curepipe Starlight, mais sans conséquences réelles. Les championnes de Maurice terminent à la deuxième place de la poule C derrière les Réunionnaises de Saint-Denis Olympique.
Vaincus par les Réunionnaises du Volley-ball Côte Ouest dimanche, les Tranquebar Black Rangers jouaient leur dernière carte dans cette compétition. Il en était de même pour Cascade, qui avait courbé l’échine face aux Malgaches de Stef’Auto le même jour. Dans un match qui paraissait à leur portée, avec des avances décisives lors de trois sets, Martine Bistoquet et ses camarades ont connu des moments de flottement et de coupable relâchement. À l’arrivée, elles n’avaient que leurs yeux pour pleurer et ne pouvaient que quitter la compétition la tête haute lors de leur dernière sortie face à Stef’Auto.
José Bistoquet expliquait la contre-performance de ses troupes en ces termes : « Cette fois, nous avons commis beaucoup d’erreurs aux réceptions. De plus, les guest-players n’ont livré que trois séances d’entraînement avec nous. Elles n’ont ainsi pu trouver leurs automatismes et nous n’avons pas eu l’occasion de livrer des test-matches. Je maintiens donc que la programmation en vue de cette compétition n’a pas été idéale. Les play-offs auraient dû être terminés au moins un mois avant. Il faudra désormais que tout le monde travaille dans la même direction, sinon, il nous faudra oublier la consécration aux Jeux des îles. » Toutefois, l’entraîneur de l’équipe de Tranquebar refuse de céder à la déception. « Nous avons démontré que nous pouvions rivaliser avec les autres formations. Il nous aura tout simplement manqué le petit plus. »
Tout comme lors de leur première sortie, les Tranquebar Black Rangers avaient d’emblée haussé les enchères. Au cours d’une première manche indécise jusqu’au bout, Martine Bistoquet, Joanita Latour, Elizabeth Mohungoo, Priscilla Kelly, Carla Brasse et Valérie Arlanda se retrouvaient en tête au second temps mort technique (16-13) avant de se faire accrocher à 22-22. Elles sauvaient deux balles de set pour finalement s’imposer 29-27. Les vice-championnes de Maurice maintenaient leur emprise sur le débat. 12-5 au deuxième set, les Seychelloises paraissaient hors du coup. Mais voilà, Manuella Monthy et Sandra Joseph étaient lancées dans le bain, et Cascade reprenait des couleurs. Face à un adversaire qui connaissait une complète désorganisation dans son jeu, la formation de l’archipel égalisait à 20-20 avant de prendre ses distances.
Scénario identique
Quasiment le même scénario dans la manche suivante. Tranquebar Black Rangers aux commandes jusqu’à 16-11, puis un relâchement, égalisation à 20-20 et nouveau succès de Cascade à 25-21. Cette dernière formation, sans être transcendante, avait ainsi fait le plus difficile. Et ce, même si son adversaire avait de nouveau fait la course en tête jusqu’à 16-9. Toutefois, l’équipe de Tranquebar concédait dans la foulée dix points consécutifs. Elle tentait alors de s’accrocher jusqu’à 23-23 avant de s’écrouler. Cascade pouvait finalement respirer, à la satisfaction de son entraîneur, Marie-Ange Bouchereau. « Nous étions dans l’obligation de gagner. Certes, nous n’avons pas encore évolué à notre meilleur niveau. Nous espérons l’atteindre face à l’équipe réunionnaise dont les contres sont très efficaces. »
Du côté de la poule C, l’unique enjeu était la première place et la possibilité d’éviter Stef Auto en demi-finales. À ce petit jeu, Saint-Denis Olympique, tenant du titre, a fait parler son expérience face à un bloc du Curepipe Starlight qui a néanmoins soutenu la comparaison. Le tournant du match s’est sans doute situé au troisième set, quand les Curepipiennes, menées 20-23, nivelaient le score à 24-24, mais ne pouvaient convertir une balle de set par la suite. À partir de là, Cindy et Roxanne Pausé, Médard, Fontenay, Vidot et Respaut confirmaient leur ascendant pour maintenir leur série victorieuse dans cette compétition.
« Cela s’est joué au mental. Nous avons eu à faire face à une belle équipe du Curepipe Starlight avec un jeu propre. C’est la première fois depuis un an et demi que nous nous sommes retrouvés devant une telle opposition. Il nous faudra continuer à prendre match par match, tout en bénéficiant de trois jours de repos et en espérant parvenir en finale », soulignait l’entraîneur David Françoise.
Du côté du Curepipe Starlight, l’entame du débat aura été prometteur. Maïta Bassy et ses coéquipières Felicia Julie, Chow Fee Cheung, Vanessa Chellumben, Angélique Ramdoss et Heydi Bauda avaient creusé l’écart à 8-3, puis étaient reprises à 14-14, menées à 18-20 avant de faire la décision sur la fin. Toutefois, elles avaient en face d’elles les tenantes du titre, qui n’avaient concédé aucun set lors de la précédente édition. La satisfaction d’avoir tenu la gageure était présente chez Daniel Lam-Hing, responsable de la commission volley au sein de cette formation. « L’adversaire était plus expérimenté. Nous nous sommes bien battus, et il faudra maintenir la même motivation en demi-finales. Ce sera certes dur, mais il faudra y croire. » Le Curepipe Starlight vivra donc un autre moment de vérité vendredi après-midi.