Ce sera Madagascar qui abritera la prochaine édition de la Coupe des clubs champions de la zone 7 de volley-ball. Cette compétition se déroulera ainsi au Palais des Sports de Mahamasima à Tananarive du 14 au 21 novembre de l’année prochaine. Entre-temps, les Seychelles, qui avaient abrité la dernière édition de cette compétition, organiseront une compétition triangulaire qui regroupera les sélections de l’île de La Réunion et du Sri-Lanka en janvier de l’année prochaine. Quant à la Coupe des clubs champions de beach-volley, elle devrait se tenir en avril 2015. Qui plus est, le beach-volley sera en démonstration aux prochains Jeux des îles à Saint-Pierre et Saint-Paul.
La dernière édition de la Coupe des clubs champions de la zone 7 a laissé un goût amer du côté des équipes mauriciennes. Donné comme un des favoris de cette échéance au vu d’un effectif enrichi de par la présence du Seychellois Guy Valentin, de l’Indien Anup D’Costa et des guest-players, Gilbert Alfred et Kevin Larose, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC n’a pu toutefois contrecarrer les intentions de l’équipe réunionnaise de Saint-Denis Olympique en demi-finales et a même laissé échapper la troisième place au classement final.
De son côté, le Curepipe Starlight s’est battu avec ses armes et n’a logiquement pu accéder au carré d’as. Chez les dames, le Curepipe Starlight peut nourrir bien des regrets pour avoir laissé échapper l’occasion de passer en demi-finales. La sortie sur blessure de Tiffany Nursimloo et trois sets concédés de justesse face aux Seychelloises de Cascade ont mis un terme à leurs ambitions. Quant à Azur SC, avec un effectif limité, il n’avait pas les arguments nécessaires pour viser plus haut.
Au bout du compte, cela est devenu une triste réalité à l’issue de chaque édition de cette compétition. Cela dure depuis quinze ans chez les hommes avec ce sacre de la Fire Brigade, et dix-huit ans chez les dames. L’Union de Curepipe n’a toujours pas trouvé de successeur. Cette fois, la situation est encore plus pathétique et angoissante, dans le sens où les Jeux des îles approchent à grands pas.
L’île de La Réunion, qui a placé toutes ses équipes sur le podium, sera à coup sûr redoutable devant son public. Pourtant, sa sélection masculine, qui court toujours après une première consécration, ne fera pas appel à ses joueurs évoluant en France. Les Seychelles auront deux titres à défendre et pourront même compter sur Jerrina Bonne qui, bien qu’âgée de plus de 40 ans, demeure une des pièces maîtresses de sa sélection féminine. Madagascar ne sera également pas en reste.
Face à une telle adversité, les sélections mauriciennes, absentes du podium lors des deux dernières éditions, pourront-elles renverser la vapeur ? Les entraîneurs nationaux, Melchior Miniopoo et Lindsay Wilson, spectateurs attentifs à Mahé, ont sans doute réalisé l’immense travail qui les attend afin que leurs protégés puissent tenir la gageure. Faut-il tout au moins qu’ils aient les moyens pour aller au combat en toute sérénité. Ce n’est pas en clamant sur tous les toits que Maurice remportera la médaille d’or que cet objectif sera atteint. Les huit prochains mois seront décisifs pour l’avenir d’une discipline qui tente toujours de renouer avec un glorieux passé.