Pendant toute une semaine, soit du 16 au 23 novembre, la Coupe des clubs champions de la zone 7 de volley-ball polarisera l’attention au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas. Une compétition qui réunira vingt équipes venant de Maurice, Seychelles, Madagascar, Réunion, Comores et Mayotte, soit treize du côté masculin et rien que sept chez les dames. La seule fausse note demeure qu’Azur SC, troisième du championnat féminin, n’ait pas été retenue, alors que le Port Louis Red Star, qui a terminé à la même place dans le championnat masculin, sera bel et bien en action dans une compétition qui regroupe déjà un nombre conséquent d’équipes.
Du côté d’Azur SC, la déception est certes immense. La demande officielle effectuée auprès de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB) n’a pas obtenue de réponse, encore moins une demande d’explications de Vivian Imbert, président de l’équipe. Depuis, les dirigeants de cette équipe ont multiplié les démarches et un courrier a été envoyé au ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, ce matin.
L’entraîneur d’Azur SC, Guito Lepoigneur, soutient avoir rencontré Kaysee Teeroovengadum, président de la zone 7, samedi dernier. « Il m’a fourni toutes sortes de raisons pour tenter d’expliquer notre non-participation et s’est appuyé sur des règlements en vigueur depuis l’année dernière. Il n’a pas voulu s’appesantir sur ces règlements, en soulignant qu’ils sont confidentiels et que je serai mis au courant en temps et lieu. Je n’ai nullement été convaincu. Est-ce de cette façon qu’on pourra aider à promouvoir le volley-ball ? » se demande-t-il.
Contacté ce matin, Kaysee Teeroovengadum s’est également appuyé sur ces fameux règlements, avant de déclarer : « Je n’ai pas de déclaration à faire sur ce sujet et encore moins de comptes à rendre. Au niveau de la zone 7, nous avons voulu mettre bon ordre avec les règlements, car il y avait trop de pression et de désordre. » Au niveau de ces règlements techniques et généraux, sous l’item 2.1 concernant la substition des équipes, il est ainsi stipulé : « Si une équipe qualifiée ne confirme pas sa participation dans les délais prescrits, elle peut être remplacée par une autre équipe qui sera désignée par le président de la zone 7. »
Au niveau de l’AMVB, c’est un tout autre son de cloche si on en croit les propos du président, Bharun Teeroovengadum. « Ce n’est que jeudi dernier que j’ai obtenu un courrier électronique d’Azur SC pour une participation. Or, le même jour, la zone 7 avait déjà établi la liste des équipes participantes. J’ai également appris que Guito Lepoigneur a contacté le président de la zone 7 pour des explications. C’est à mon avis aberrant car des procédures auraient dû être suivies. Il aurait dû plutôt rencontrer les membres de la fédération. » Et d’ajouter laconiquement : « Azur SC aurait dû se battre sur le terrain et terminer à une des deux premières places, au lieu de chercher des faveurs au niveau de la zone. D’ailleurs, la première personne qui aurait voir Azur évoluer, c’est bien moi. »
Quoiqu’en disent les deux présidents, il demeure évident qu’Azur SC est devenu une victime dans tout cet imbroglio. Sinon, comment expliquer que des équipes telles que le Curepipe Starlight, le Quatre Bornes VBC ou l’Association Sportive Jeunesse Chebel aient pu participer aux éditions tenues sur notre sol, bien qu’elles n’aient pas décroché le titre ou terminé à la deuxième place lors des championnats nationaux ? Qui plus est, Madagascar avait présenté une troisième équipe féminine, soit le VBC Diamant, lors de la dernière édition sans que la zone 7 n’y trouve à redire.
S’il existe de fortes possibilités que la zone 7 demeurera sur sa position, il est confirmé que cette instance organisera la réunion technique vendredi en début de soirée. Entre-temps, les équipes en action ont été réparties en différentes poules. Du côté féminin, la poule A devrait regrouper Curepipe Starlight (Maurice), Saint-Denis Olympique (Réunion) et M’Tsapere (Mayotte), alors que la poule B concernera Tranquebar Black Rangers (Maurice), Volley-ball Côte Ouest (Réunion), Stef’Auto (Madagascar) et Cascade (Seychelles). Pour rappel, Friends (Seychelles), les vice-championnes de Madagascar, de Mayotte, de même que les équipes des Comores n’ont pas répondu à l’appel.
Chez les hommes, le Quatre Bornes VBC, championne de Maurice, devrait trouver dans la poule B Gendarmerie Nationale (Madagascar), VBC Saint-Leu (Réunion), Premium Spikers (Seychelles), ASMID (Comores) et Zamfi (Mayotte). Quant au Faucon Flacq Camp Ithier VBC, vice-champion national et de la dernière édition, il se retrouvera dans la poule A, avec comme autres équipes participantes Tampon Gecko Volley (Réunion et ttenant du titre), VBC Saint-Louis, AS Tiavo (Madagascar), ASMID (Comores) et M’Tsapere (Mayotte). Reste à savoir dans quelle poule sera installé le Port Louis Red Star.