Le CSSC et les Tranquebar Black Rangers ont conclu leur campagne des Masters sur une note victorieuse. En dominant Azur SC sur le score de 3-2, les Curepipiennes sauvent leur saison en s’offrant les Masters féminins.
Dans la rencontre qui opposait le CSSC à Azur SC, c’était quitte ou double, car les deux équipes ont terminé la saison aux deux premières places. En finale, l’équipe du CSSC se devait de démontrer qu’elle avait l’expérience voulue pour dominer un adversaire qui l’avait écarté de la course au titre pendant la saison.
Dès le début de la rencontre, les deux équipes se rendent coup pour coup. Portées par le duo Salveena Larché-Nathalie Létendrie, les protégées de Guito Lepoigneur arrivent sans peine à prendre les deux premiers sets (25-21, 25-19).
Au troisième set s’opère le revirement. Le CSSC présente un nouveau visage, plus offensif, plus agressif même. Du coup, Azur commence à tâtonner sans toutefois abdiquer. « C’est la fatigue, laissait entendre Guito Lepoigneur. Je ne pense pas que tenir une séance d’entraînement était une bonne idée finalement. »
Deepak Sowaruth, coach du CSSC, le rejoint dans ses propos. « La fatigue est pour quelque chose. Elles se sont bien battues, mais je comprends pourquoi elles se sont effondrées à un moment. Nous sommes plus ou moins dans le même cas », laissait entendre le mentor du CSSC.
Mais à bien y voir, c’est vraiment le CSSC qui paraissait plus frais. Au troisième set, remporté par les Curepipiennes, le score était de 26-24. La période de confiance commençait pour Curepipe et le doute s’installait chez Azur. Le quatrième set rendra hommage à la combativité d’Angélique Ramdoss et de ses camarades, qui remontent à deux sets partout (25-18). Cette situation sonne donc le glas des ambitions des nouvelles championnes de Maurice.
Au tie-break, c’est vraiment la dernière chance. Si le CSSC la saisit, Azur, par contre, reste scotché au sol. Il n’en faut pas plus pour que le CSSC embraye et prenne la victoire dans l’ultime set (15-10). « Au départ, nous avions joué par rapport au placement de l’adversaire. Puis, nous avons utilisé leur tactique. C’est ce qui a marché », explique Deepak Sowaruth.
Du côté d’Azur SC, la déception est grande. Alors qu’elle croyait tenir le bon bout, la bande à Guito Lepoigneur s’est inclinée. « C’est dû à la fatigue. Mener 2-0, se faire rejoindre et perdre 3-2 : je ne vois qu’une explication. » Mais pourtant, le coach des championnes de Maurice voit dans cette défaite une occasion de se mettre à niveau pour la Coupe des Club champions de la Zone 7 à Madagascar.
Auparavant, les Tranquebar Black Rangers avaient également remonté un déficit de deux sets pour finalement s’imposer 3-2 aux dépens du Quatre-Bornes Volley Ball Club (25-27, 21-25, 25-20, 25-21, 15-10). Une victoire qui permet aux protégées de José Bistoquet de terminer les Masters à la troisième place, mais surtout d’avoir vu le potentiel qui existait parmi cette équipe.
« Même sans Martine (Bistoquet), elles se sont débrouillées. Maintenant, il s’agit de se reconcentrer pour l’année prochaine », ajoute-t-il, avant de remercier le sponsor de l’équipe, Investec. « Il nous a été d’un grand soutien. »