La sélection féminine de Maurice a grandement hypothéqué ses chances de qualification pour le dernier carré du tournoi de volley-ball. Battues 1-3 en début d’après-midi d’hier par des Malgaches, elles-mêmes dominées à plate couture la veille par des Réunionnaises larges favorites de ce groupe B, les Mauriciennes auront besoin d’un miracle aujourd’hui contre la Réunion pour ne pas disparaître prématurément de Mahé.
16-25, 20-25, 25-21 et 16-25, la différence était évidente au Palais des Sports hier. Sauf un timide sursaut d’orgueil, moment auquel elle allait arracher le troisième set, la bande à Jean-Claude Douce était la plupart du temps dans ses petits souliers. « Il y avait trop de déchets pour espérer quelque chose. C’était une entrée en matière douloureuse. Le service direct des filles n’a jamais marché. Ni la réception du ballon. On accepte le verdict », rappelle un Jean-Claude Douce désabusé.
Rapidement dans cette entrée en matière des Mauriciennes, on se rendit à l’évidence de leur jeu déséquilibré. Accumulation de fautes, tant au niveau de la réception du ballon que dans les offensives au filet, lenteur dans la mobilité sur le terrain et attaques par à-coups, les lacunes étaient trop visibles pour perturber la cohérence malgache.
3-1, 5-2, 15-7, 22-14 pour conclure 25-15, les volleyeuses de la Grande île, regroupées autour de l’excellente contreuse Mialy, de la gauchère Mélissa Rambony et une autre attaquante très technique et adroite, Jessie Ralaivalaka, devaient vite dissiper les doutes installés la veille contre les Réunionnaises. Elles enchaînèrent une deuxième manche victorieuse 25-20 et baissèrent de pied dans la suivante. Les coéquipières de Martine Bistoquet en profitèrent pour rebondir sur le score de 25-21. Dans un quatrième set décisif pour espérer en disputer la belle, les Mauriciennes retombèrent dans leur travers et les Malgaches achevaient leur sujet comme elles avaient commencé. Soit 25-16.
Une victoire qui devait plaire à leur coach Rammefy, dont le regard est déjà tourné vers les demi-finales. « Contre La Réunion, nos volleyeuses ont évolué, pour la plupart, pour la première fois dans le gymnase du Palais des Sports. Elles ont été terriblement gênées par le vent, une situation qu’elles ne connaissent pas à Tana. Nous l’avons pris comme un match d’entraînement, de réglages. Face aux Mauriciennes, nos filles ont trouvé des repères. On a pleinement profité de leur faiblesse en attaque et on s’est imposé en contre. C’est un succès pour le moral », déclare l’entraîneur malgache.
Pour Jean-Claude Douce, c’est justement ce moral qu’il faudra remonter dans l’attente de leur explication avec La Réunion. « Il faudra tout reconstruire ce soir (ndlr : hier). C’est un pari difficile. Mais il faudra y croire jusqu’à la fin. »