Le Faucon Flacq Camp Ithier VBC remet les pendules à l’heure. Après avoir laissé échapper le titre la saison dernière au profit du Quatre Bornes VBC dans le championnat masculin de première division de volley-ball, l’équipe de l’Est a ajouté une cinquième consécration à son tableau de chasse, après les sacres consécutifs acquis de 2009 à 2012.
Alors qu’il lui reste encore une rencontre pour boucler son calendrier, la formation de Camp Ithier s’est retrouvée hors d’atteinte suite à son succès en trois sets (26-24, 25-20 et 25-20) aux dépens du Port Louis Red Star, samedi au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas. Qui plus est, son unique challenger qu’est le Curepipe Starlight s’est incliné au tie-break face aux Trou aux Biches Sharks, après avoir pourtant remporté les deux premières manches. La voie royale était donc ouverte pour le Faucon Flacq Camp Ithier VBC après cet échec des Curepipiens.
Il s’agit pour Guy Valentin et ses coéquipiers d’assurer le coup face à une équipe du Port Louis Red Star qui était loin d’aborder cette rencontre en victime expiatoire. Après avoir sauvé deux balles de set lors de la manche initiale et après 78 minutes de jeu, ils pouvaient donner libre cours à leur bonheur. Deepak Aungnoo ne pouvait rêver de meilleur scénario. « J’avais bouclé ma carrière de joueur au sein de l’équipe de Camp Ithier avec un titre et je débute ma carrière d’entraîneur à la tête de cette équipe avec un autre titre ».
Reste que pour le mentor de cette formation, ce triomphe se veut synonyme du travail de tout un groupe. « Les principaux dirigeants que sont Sydney Adelson et Soogum Ramkalawon, de même que les commanditaires, ont apporté leur contribution. Les joueurs voulaient retrouver leurs heures de gloire et y ont cru jusqu’au bout. C’est donc la victoire de tout un groupe ».
Au sein de cette équipe, l’international indien Anup D’Costa effectuait ses grands débuts. Avec ses services assurés, sa remarquable détente et ses attaques dévastatrices aux trois mètres, le joueur de la Grande Péninsule a incontestablement marqué les esprits. « Il est bien entré dans le match, mais il faudra encore des ajustements avec le passeur Ashwin Ramkalawon », avance Deepak Aungnoo, qui ajoute qu’il s’agira maintenant de boucler ces play-offs sur une note positive. « Cette dernière rencontre face au Curepipe devra être abordée avec le même sérieux. Le travail conclu en beauté, il nous faudra ensuite penser à la préparation de la Coupe des clubs champions de la zone 7 ».
Si Anup D’Costa était titularisé d’entrée aux côtés de Guy Valentin, Alvaro Bonne-Langue, Ashwin Ramkalawon, Brondon Tanner et Sarvesh Ruggoo de même que le libero Hansley Casimir, Jason Raddoo n’était pas de la partie, n’étant pas actuellement au pays. Après le gain de la première manche, l’équipe de Camp Ithier prenait un ascendant décisif sur le débat, avec notamment une avance de 20-13 lors du deuxième set. Le Port Louis Red Star, avec dans ses rangs Bryan Perrine, Bruno Anne, Allan Esther, Julian Roussety, Vissarlen Thylamalay et David Meyepa, essayait bien d’inquiéter son adversaire à 17-19 lors de la troisième manche, mais devait finalement rendre les armes face à un bloc adverse euphorique.
De son côté, le Curepipe Starlight, qui n’avait pas droit à l’erreur, semblait avoir fait le plus difficile en remportant les deux premières manches. Toutefois, Didier Perrine et ses camarades devaient connaître un inquiétant passage à vide. Ce dont en profitèrent les éléments des Trou aux Biches Sharks pour égaliser dans un premier temps à deux sets partout. Le titre alors envolé, le CSSC luttait pour une victoire pour l’honneur. Toutefois, bien que menant d’un point (8-7) lors du changement de côté au tie-break, ils craquaient de nouveau pour ne réaliser que trois points.