Jamais deux sans trois. On dirait même que le cas de Kaysee Teeroovengadum que c’est jamais trois sans quatre. En effet, après avoir «utilisé» puis jeté aux gémonies, Guito Lepoigneur et Roland David, après avoir  «utilisé» et poussé vers une sortie définitive du monde du volley-ball mauricienne l’ex-international Romy Mootoosamy, après avoir réduit au silence son frère, feu Naz Teeroovengadum, cette fois Kaysee Teeroovengadum s’en prend à son grand frère Bhurun Teeroovengadum. Ce dernier a été dépouillé de son titre de président de l’Association mauricienne de Volley-Ball (AMVB) au terme d’une action montée de toutes pièces pour placer un de ses fidèles, Fayzal Bundhun, à la présidence de cette fédération. Mais comme à son habitude, Kaysee Teeroovengadum, qui est aussi l’assistant secrétaire du Comité Olympique Mauricien (COM), a utilisé des subterfuges pour évincer son grand frère, malgré tous les efforts de ce dernier pour rendre cette fédération plus crédible après plus de huit ans de présidence désastreuse de…Kaysee Teeroovengadum.
Rien ne va plus au sein de l’AMVB et selon nos informations un groupe de club s’organisent pour tenir un point de presse durant les jours à venir pour réclamer l’organisation d’une nouvelle assemblée élective au sein de cette fédération. Après enquête, il se confirme, en effet, que le choix de Fayzal Bundhun comme nouveau président de cette instance n’est pas conforme aux statuts des clubs. Qui plus est, il y aurait maldonne sur la présence d’un membre au sein de la réunion du 15 décembre.
En effet, lors de cette fameuse réunion qui a porté Fayzal Bundhun à la tête de l’AMVB, nous sommes en mesure d’affirmer que seuls six membres étaient présents. Il s’agit en effet de Fayzal Bundhun, lui-même, Jean-Michel Dedans, Soogam Ramkelawon, Olivier Ami, Bose Soonarane et Kaysee Teeroovengadum qui est aussi le secrétaire de la fédération. Avec six membres, l’AMVB n’était pas en mesure de prendre une décision, aussi minime qu’elle soit. Cela pour la bonne et simple raison que selon les statuts de la fédération, la section 9 précise que «The Quorum shall be eight members».
Il faut quand même se dire que les statuts de l’AMVB datent de bien des années et qu’ils ne sont pas mis au goût du jour en vertu du Sports Act. Rien que sur ce point, la décision d’accepter la lettre de démission de Bhurun Teeroovengadum est illégale. D’ailleurs, nous sommes aussi en mesure d’affirmer que des tentatives sont en cours pour qu’un membre, en l’occurrence Navin Bhowany, absent lors de la réunion soit déclaré présent à la réunion du 15 décembre 2014.
Outre l’absence du quorum à la réunion du 15, il y a aussi la présence de Soogam Ramkelawon qui n’a pas de locus standai pour être encore membre de l’AMVB. Du reste, l’élection de ce représentant de Faucon Flacq Camp Ithier Volley-Ball Club en décembre 2013 «bring all the game into disrepute», puisque son club n’est pas une formation légalement enregistrée auprès de l’AMVB.
Il faut savoir qu’officiellement c’est Camp Ithier Volley-Ball Club qui est enregistré auprès de l’AMVB et du Registrar of Association avec le  Registration No 8096. Ce club a perdu son certificat d’enregistrement auprès du Registrar of Association le 25 mars 2006. Camp Ithier Volley-Ball Club a été enregistré à nouveau auprès du Registrar le 16 mars 2009 (No 1087). Par la suite, le club a opéré un changement de nom pour celui de Faucon Flacq Camp Ithier Volley-Ball Club le 28 juin 2010 et n’est pas officiellement reconnu sous ce nom par l’AMVB.
Conséquence directe de cette situation, la participation et l’élection du Soogam Ramkelawon sont illégales, de ce fait l’assemblée générale spéciale de l’AMVB qui installa Bhurun Teeroovengadum dans le fauteuil de président est aussi illégale. Cette affaire avait été relevée en octobre dernier par le président de l’AMVB, Bhurun Teeroovengadum, mais sa démarche fut coupé court par le ministère de la Jeunesse et des Sports en raison de la proximité de Soogam Ramkelawon avec l’ex-ministre des Infrastructures Publiques.
Reste maintenant à savoir quelle sera la position du nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports devant ce premier dossier chaud de la rentrée. D’autant qu’après la MFA, l’AMVB est la deuxième fédération illégale à toujours bénéficier des finances de l’État.