Le Curepipe Starlight confirme ainsi son succès acquis en finale face à ce même adversaire et obtient par là même sa revanche suite à sa nette défaite lors de la dernière rencontre du championnat 2011. Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario, d’autant que la formation de Tranquebar avait bien entamé cette présente saison de brillante façon en remportant la Charity Cup. Reste que l’équipe curepipienne n’a en rien volé son succès, en démontrant une réelle envie de parvenir à ses fins et se montrant performante tant aux contres qu’en défense.
Cette volonté de vaincre était clairement affichée au cours de la deuxième manche, quand les Tranquebar Black Rangers avaient fait le trou à 24-20 pour se retrouver à un point de niveler le score à un set partout. Maïta Cousin et ses coéquipières Heidi Durhône, Angélique Ramdoss, Sandrine Jéry, Felicia Julie et Vanessa Chellumben comblaient alors leur retard en alignant six points consécutivement. Elles avaient ainsi une certaine emprise sur le débat, après avoir remporté la manche initiale.
Dos au mur, les Tranquebar Black Rangers (Martine Bistoquet, Elizabeth Mohungoo, Mary-Jane Brasse, Priscilla Kelly, Jenna Rima et Tiffany Nursimooloo) étaient alors condamnées à l’exploit. L’entraîneur José Bistoquet tentait le tout pour le tout en rappelant Nursimooloo sur le banc et en sollicitant Géraldine Verrière. L’espoir renaissait alors avec cette avance de 15-11. Toutefois, le Curepipe Starlight semblait bien décidé à en finir au plus vite et rétablissait l’équilibre au 30e point avant de se détacher irrémédiablement.
Le nouvel entraîneur, Deepak Sowaruth, pouvait donner libre cours à son bonheur. « Un succès en trois sets, cela est sans doute une surprise. D’autant que nous n’avons entamé nos séances d’entraînement qu’au début du mois dernier. Reste que les joueuses ont bossé dur et se sont serré les coudes. De plus, nous avons bénéficié de l’apport des anciennes, du soutien du club et de l’aide de nos commanditaires Oeudor et Ferney Spinning Mills. » Pour ce qui est de la finale, il soutient que ses protégées l’aborderont avec un esprit positif.
Par contre, la déception n’est pas réellement grande du côté des Tranquebar Black Rangers, comme le confirme José Bistoquet. « Les joueuses étaient dans un off day et nous avons laissé passer notre chance au deuxième set. Ce revers nous oblige donc à revenir sur terre. Il nous faudra reconstruire et travailler encore, tout en sollicitant d’autres joueuses. »