Champions en exercice, le Fauon Flacq Camp Ithier VBC et les Tranquebar Black Rangers ont démarré la présente saison de volley-ball du bon pied.
Au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas samedi dernier, ces deux formations, tout en se faisant quelques frayeurs, ont fait la différence dans le Charity Shield. C’est ainsi que l’équipe de l’Est est revenue de l’arrière pour disposer du Rivière-du-Rempart Star Knitwear VBC en quatre sets (23-25, 25-17, 25-21 et 25-19), tandis que la formation de Tranquebar s’est imposée au forceps et en 123 minutes face à Azur SC sur le score de 26-28, 25-13, 25-27, 26-24 et 15-12.
Après un parcours sans faute lors du championnat de la saison dernière, le Faucon Flacq Camp Ithier VBC était d’emblée attendu au tournant dès cette première échéance de cette présente saison. Malgré l’absence sur blessure de Rija Rasamison et la non-concrétisation du transfert de Sarvesh Ruggoo et Kevin Domingue, cette formation a su forcer la décision en sa faveur. Et ce, malgré la perte de la première manche, après avoir pourtant réussi cinq premiers points sans réplique.
Rivière-du-Rempart, avec à sa tête son nouvel entraîneur Nassrullah Loolmahamode et Bruno Anne dans le rôle de libero, maintenait certes sa lancée (4-1). Toutefois, son adversaire égalisait au 10e point avant de prendre le large. Dès lors, Gilbert Alfred et ses coéquipiers imposaient leur rythme et l’issue de la rencontre ne faisait graduellement plus aucun doute.
Cependant, l’entraîneur Dharmendra Gundowry reconnaissait que son groupe n’a pas encore trouvé tous ses automatismes. « Nous avons évolué à 75-80% de nos possibilités, ce qui est normal en un début de saison. Reste que nous n’avons pas reproduit ce que nous avons travaillé aux séances d’entraînement, notamment en jouant au même rythme que l’adversaire. Toujours est-il que cette victoire est bonne à prendre. »
Il aura un mot particulier pour le libero Fabrice Potharam qui, à son avis, a accompli beaucoup de progrès, et également pour Alvaro Bonne Langue et Andry Rakoto. « Ces joueurs ont tiré leur épingle du jeu », explique Dharmendra Gundowry.
Du côté de la formation nordiste, on est loin de faire grise mine à l’issue de cette défaite. « Il nous était difficile de prétendre à mieux après rien que trois séances d’entraînement. L’équipe n’est physiquement pas au point », avance d’ailleurs Nassrullah Loolmohamode. Ce dernier s’attend donc à une saison positive tout en espérant que les nouvelles recrues s’adaptent au groupe.
Chez les dames, le verdict aurait pu être en faveur d’Azur SC si cette formation avait pu concrétiser une balle de match au quatrième set à 24-23. En sauvant cette balle de match, les Tranquebar Black Rangers avaient réussi le plus difficile, car elles prenaient rapidement le large (8-3) au tie-break, avant de résister à un spectaculaire retour adverse à 12-13. Une image donc d’une rencontre à rebondissements, comme en témoignent également la première manche, avec l’équipe de Tranquebar incapable de concrétiser trois balles de set à 24-21 et également un mano à mano à couper le souffle lors du troisième set.
Certes, l’équipe de Tranquebar n’avait pas abordé cette rencontre dans les meilleures conditions. Le départ de la passeuse titulaire, Mary-Jane Brasse, a poussé Priscilla Kelly à occuper ce poste. De son côté, la nouvelle recrue Jenna Rima était titularisée d’entrée. Quoi qu’il en soit, José Bistoquet n’était pas vraiment satisfait de la prestation de ses protégées. « Elles n’ont pas écouté les consignes et n’en ont fait qu’à leur tête. De là, plusieurs erreurs ont été commises. Qui plus est, l’absence d’une véritable passeuse a déstabilisé le groupe ».
Par contre, du côté d’Azur, pas question de regrets. « Nous avons essayé un nouveau système de jeu beaucoup plus rapide qui n’est pas encore au point. La rencontre était sans enjeu et nous nous attendons à mieux cette saison », souligne Guito Lepoigneur. L’éventuelle venue de la Malgache Rose de Lima permettra sans doute à Azur de confirmer ses prétentions cette saison.