Nous serons fixés cette semaine sur l’affaire Lucy Latour, car l’Ombudsperson for Sport soumettra son rapport ce lundi. La joueuse d’Azur SC, au centre des controverses sera ainsi fixée sur son sort. Portera-t-elle ou non le maillot de la sélection nationale? C’est la question que tout le monde se pose. Joueuse cadre d’Azur Sports Beau-Bassin-Rose-Hill, Lucy Latour n’a pas fini d’alimenter la polémique, elle qui avait rencontré lundi dernier l’Ombudsperson for Sport en la personne de Jean-Roger Boodhna à son bureau. A-t-elle fait une croix sur la sélection? Le rapport de Jean-Roger Boodhna sera soumis ce lundi et il y aura enfin un dénouement à cette histoire. Une chose est sûre, si une joueuse n’a pas envie de faire partie de la sélection, on ne peut la forcer. Nous pouvons bien évidemment évoquer le mot appartenance surtout en vue des Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) mais si une volleyeuse est intégrée contre son gré, cela pourrait bien créer des tensions au sein du groupe. Il ne faut pas oublier qu’il y a les choix du coach national qui sont très importants dans cette affaire. Il se pourrait bien qu’elle ne fasse pas partie des plans de Lindsay Wilson. Ce dernier a parfaitement le droit de ne pas faire appel à elle s’il considère qu’elle n’entre pas dans son plan de travail. Une volleyeuse ne doit en aucun cas être forcée à faire partie d’une présélection. Ce serait très préjudiciable pour l’équipe ainsi que pour son rendement. Travaillant pour la compagnie Brink’s, Lucy Latour avait fait part que c’était un problème pour elle de se rendre aux entraînements et que c’était difficile pour elle d’avoir des releases. À ce sujet, le ministère de la Jeunesse et des Sports est disposé à écrire une lettre au CEO de Brinks afin de lui permettre d’avoir le release en question. Pour ce qui est du transport, le MJS est également prêt à mettre à disposition un véhicule pour l’entraînement de la présélection. L’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMVB) est même disposé à ne pas aller de l’avant avec la commission d’enquête instituée contre elle. Pour rappel, non-contente de certaines décisions arbitrales à l’encontre de son équipe d’Azur SC, elle l’avait fait savoir à l’arbitre sur un ton de reproche. On lui reproche notamment d’avoir un comportement trop agressif, elle qui avait tenu des propos menacants à l’encontre du président de l’AMVB, Bharun Teeroovengadum. La fédération est ainsi prête à passer sur tous ces incidents pour qu’elle intègre la présélection. La balle est maintenant dans le camp de Lucy Latour. C’est à elle seule de faire son choix. Nous serons fixés au début de cette semaine. Valeur actuelle, la sélection est composée de 20 joueuses. Mais n’oublions pas une chose qui demeure primordiale dans le sport. Le but est certes de sélectionner les meilleurs mais le plus important est de prendre des joueuses susceptibles de former  le mieux soudé des groupes. Il faut une vraie cohérence avec une colonne vertébrale et des joueuses-cadres qui se dégagent. C’est avant tout l’osmose collective qui doit primer.