Il aura donc fallu attendre cinq mois pour la tenue d’une réunion du comité directeur de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB). Une réunion présidée par Éliette Nayna hier soir et au cours de laquelle le ton est monté de plusieurs crans par moments, avec des échanges très vifs entre deux des membres, à savoir Naz Teeroovengadum et Soogum Ramkhelawon.
Une des informations principales de la réunion d’hier est que les championnats nationaux de première division pourraient débuter d’ici à la fin de cette semaine, alors que Naz Teeroovengadum demandera l’institution d’un fact-finding committee (FFC) sur les accords survenus pour la levée de suspension de Guito Lepoigneur. Mis à part Kaysee Teeroovengadum, Noor Summun et Siva Annayah, les autres membres étaient présents à cette réunion.
Le premier point de discorde a été l’application de la table berger pour le championnat masculin. Si Naz Teeroovengadum avait mis en avant le fait que l’équipe championne en exercice, à savoir le Faucon Flacq Camp Ithier VBC, devait disputer la première rencontre du championnat face au néo-promu, le Pont Blanc VBC, les autres membres étaient en faveur du fait que l’équipe de Camp Ithier devait être en stand-by, étant donné que ce championnat regroupe onze équipes. Si Naz Teeroovengadum avait plaidé pour l’avis de la Fédération internationale de volley-ball, les autres membres ne l’ont pas suivi dans cette voie.
De ce fait, les premières rencontres de ce championnat mettront aux prises le Rivière du Rempart Star Knitwear au Pont Blanc VBC et l’Association Sportive Jeunesse Chebel à Ernest Florent VBC. Selon Jean-Michel Dedans, secrétaire de l’AMVB, cette compétition pourrait débuter vendredi, après deux reports, d’autant que les travaux au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas sont quasiment terminés.
Vu qu’une course contre la montre devra être réalisée afin de terminer la compétition dans les délais prévus, une demande a été effectuée à la fédération malgache afin de reporter la Coupe des clubs champions de la zone 7 d’une dizaine de jours. De plus, les règlements du championnat seront soumis aux différents clubs sous peu. Ces règlements prévoient, entre autres, qu’aucune équipe ne sera reléguée du fait que douze équipes, y compris l’Association Sportive Baie-du-Cap (champion de D2), seront engagées chez l’élite la saison prochaine. Le nouveau système de pointage de la FIVB ne sera pas appliqué, car l’ancienne formule (victoire 2 pts, défaite 1 pt et forfait 0 pt) sera en vigueur à la Coupe des clubs champions de la zone 7.
Il a également été décidé que le championnat féminin de deuxième division débutera après celui de la première division, mettant ainsi fin aux rumeurs à l’effet que le champion de D2 disputera le championnat de D1 dès cette saison.
Les membres du comité directeur ont aussi planché sur le cas des transferts en litige. La décision a été prise que les joueurs n’ayant pu obtenir leur transfert en raison d’un over-quota, pourront défendre les couleurs de leur club d’origine. À l’exemple d’Olivier Alfred (Camp Ithier) ou de Clarel Lanappe (ASJ Chebel). « Nous avons voulu le volley avant tout, et non les intérêts personnels », nous a déclaré Jean-Michel Dedans.
Reste que Naz Teeroovengadum n’est nullement satisfait des décisions prises au cours de cette réunion. C’est ainsi qu’il se demande pourquoi les membres cooptés n’étaient pas présents, pourquoi les rapports des entraîneurs nationaux concernant les derniers Jeux des îles n’ont pas été circulés et approuvés avant d’être soumis au ministère de la Jeunesse et des Sports et pourquoi les playing-strenghts des différentes équipes n’ont pas été présentés. Il compte également soumettre une lettre à Jean-Michel Dedans aujourd’hui pour des éclaircissements sur les accords survenus pour la levée de suspension de Guito Lepoigneur.
« À mon avis, un fact-finding committee devra être institué sur ce sujet, car la transparence devra primer sur ce sujet. Qu’en est-il des arrangements faits auprès de la municipalité de Beau Bassin Rose-Hill ? » se demande-t-il. Naz Teeroovengadum, désormais esseulé, se sent-il à l’aise au sein de ce comité directeur ? « Je m’accorde un temps de réflexion pour décider de la marche à suivre. Je maintiens toutefois qu’une assemblée générale élective demeure une priorité. »