Vainqueur de la Republic Cup en volley-ball ces deux dernières saisons, l’équipe masculine du Quatre Bornes VBC entend bien maintenir sa suprématie dans cette compétition. Après avoir repoussé le challenge du Curepipe Starlight en quarts de finale, l’équipe de la ville des fleurs a cette fois pris le meilleur du Club Sportif de Pamplemousses lors de la première demi-finale disputée hier soir au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas. Un succès acquis sur le score de 25-22, 25-19 et 25-18 en 74 minutes. Du côté féminin, Azur SC n’a pas eu les coudées franches, mais a tout de même repoussé les assauts des Tranquebar Black Rangers en quatre sets (22-25, 25-23, 25-22 et 28-26).
Vainqueurs de l’AS Baie du Cap au tour précédent, les néopromus du Club Sportif de Pamplemousses, malgré leur combativité, comme en témoigne cette avance de 19-16 au set initial, n’ont pu réussir l’exploit face à un adversaire plus chevronné. « Il nous était difficile de prétendre à mieux après un mois d’entraînement. Néanmoins, notre performance a été encourageante, même si les joueurs n’ont pas pris de risques lors des moments cruciaux », soulignait le nouvel entraîneur, Sanjeev Jundoosing.
Ce dernier avait fait confiance à Thylamay, St Paul, Constant Perrine, Latiou, Boismartin, Rose dans son six initial, et au libero Thomas. Quant au Quatre Bornes VBC, il n’a donc pas laissé passer sa chance et c’est ainsi que ce groupe composé de Sauteur, Virahsamy, Choyen, Bouti, Balajee, Appollon et Louise (libero) affrontera en finale samedi le vainqueur de la rencontre Faucon Flacq Camp Ithier VBC/Trou aux Biches Sharks prévue ce soir (19h30).
En féminin, Azur SC, finaliste malheureux de la dernière édition, espère bien renouer avec le succès dans cette compétition. Forte de la présence de sa nouvelle recrue Angélique Ramdoss (ex-Curepipe Starlight), cette formation a su trouver la parade pour se montrer plus réaliste lors des moments cruciaux. D’autant que l’équipe de Tranquebar, malgré l’absence de sa libero Wincy Dedans (blessée lors de la rencontre face au Buswell VBC), semble vouloir démontrer un visage plus séduisant cette saison. Il s’agit somme toute de réaliser l’amalgame entre les anciennes (Martine Bistoquet, Elizabeth Mohungoo, Joanne Perrine) et la relève constituée de Meliza Momus, Jebelle Spéville, Melissa Adam et la libero Lucie Languilla) pour que cette équipe joue les premiers rôles.
D’ailleurs, elle avait créé le doute chez son adversaire en remportant la manche initiale. Toutefois, Lucy Latour était sollicitée pour suppléer Odile Cauvelet et sa présence aux côtés de Nathalie Létendrie, Stéphanie Duval, Caroline Lepoigneur, Priscilla Kelly et Angélique Ramdoss permettait à Azur SC d’inverser la tendance. Certes, les Tranquebar Black Rangers faisaient montre de résistance en revenant de 20-22 à 23-23 lors de la deuxième manche ou en obtenant une balle de set à 24-23 au cours du quatrième set. Reste qu’Azur SC, malgré l’absence de Joanita Latour, trouvait les ressources nécessaires pour forcer la décision en sa faveur.
« Ce fut une victoire méritée, même si tirée par les cheveux. Il nous faudra davantage travailler le jeu d’ensemble afin d’aborder la finale avec encore plus de confiance », faisait ressortir le nouvel entraîneur, Kevin Singapermal. De son côté, José Bistoquet, mentor des Tranquebar Black Rangers, soutenait que le manque d’expérience a joué contre son groupe. « Des erreurs de jeunesse ont été commises face à un adversaire plus chevronné. Au sein de notre équipe, nous avons des joueuses de 16-17 ans qui possèdent néanmoins du potentiel. L’avenir s’annonce donc prometteur ».
L’autre finaliste sera connu à l’issue du débat Curepipe Starlight/Quatre Bornes VBC qui se déroulera ce soir (18h30). Il est à noter qu’avant la rencontre masculine disputée hier soir, une minute de silence a été observée en mémoire de Jean-Roger Boodhna, décédé dimanche dernier, féru de volley-ball et qui était souvent à la table des officiels au cours des années 1990.