Fabrice Laroque a le coeur en ébullition. Samedi, lorsque le staff technique de la sélection de La Réunion, composé de Rivo, Éric Christina et du CTS Christian Marty, lui annonce qu’il devra assumer le capitanat, il est d’abord surpris, puis surtout honoré.
« Cela représente beaucoup pour moi, sourit-il, d’autant qu’ils m’ont dit qu’ils y pensaient depuis longtemps. Ça me touche car ce seront probablement mes derniers Jeux. » Si l’émotion habite le néo-trentenaire, c’est parce qu’il y a trois ans, il se faisait opérer de l’épaule et ne s’imaginait pas se maintenir à pareil niveau.
Pour sa troisième participation de suite aux JIOI, le sociétaire du VBC Saint-Leu se voit investi pour la première fois de cette délicate mission qu’est de faire le lien entre le staff et les joueurs. Un rôle qu’il a déjà rempli en cette fin de saison, en club, suite à la blessure de Stéphan Vincenti. En sélection de jeunes aussi, Laroque a été chef de file.
De l’expérience, le joueur en retire des souvenirs impérissables. Normal, en 1999, La Réunion triomphait aux Jeux de la CJSOI… aux Seychelles. Remettre ça, à Roche-Caïman, avec Raphaël Guermeur, Fabrice Corré et Cédric François, ses compagnons de promo à l’époque, il y pense forcément.
L’or que les seniors n’ont jamais réussi à décrocher paraît davantage à portée de main cette année, si l’on en croit Fabrice Laroque. « Par rapport à 2003 et 2007, la force de frappe est la même, le potentiel reste énorme. Les douze mecs peuvent être compétitifs à tout moment sur le terrain. Ce qui a changé, c’est qu’il y a une plus grande homogénéité sur le plan collectif et une sacrée ambiance. Avant, il s’agissait surtout d’une somme d’individualités. »
Un effectif pléthorique qui va cependant amener Laroque, qui occupe un poste de “complet”, à disputer une grande partie des rencontres sur le banc. Embêtant pour un capitaine ? Les cadres techniques ont un compromis : confier à Stanley Cès les clés du bureau sur le terrain. « C’est un meneur d’hommes naturel, je lui prédis une grosse compétition pour sa première participation », confie Laroque, qui voit la principale raison de sa propre nomination dans les liens privilégiés qu’il entretient avec ses coéquipiers.
« Sur les douze joueurs actuels, j’ai déjà évolué et gagné des titres avec onze d’entre eux. De l’expérience, tout le monde en a, mais il est vrai que je connais tout le monde et les relations sont bonnes. »
Fabrice, le bon copain, Laroque, le joueur qui a accompli une saison quasi parfaite avec Saint-Leu (seules les finalités de N2 où le VBC a terminé 2e manque au tableau d’honneur), aimerait bien finir en beauté, avec un quatrième titre cette année…