Alors que la Republic Cup de volley-ball livrera son verdict aujourd’hui au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas, plusieurs questions méritent d’être posées. L’équipe masculine du Quatre Bornes VBC et la formation féminine d’Azur SC confirmeront-elles leur hégémonie dans cette compétition ? Les volleyeuses du Quatre Bornes VBC maintiendront-elles leur lancée victorieuse, après leur succès dans le dernier championnat national et la Charity Cup ? Les volleyeurs du Club Sportif de Pamplemousses connaîtront-ils l’euphorie d’une grande première ? Autant de questions qui trouveront réponses à l’issue de deux finales qui s’annoncent âprement disputées à partir de 15h30.
En masculin, le Quatre Bornes VBC sera à la recherche d’un cinquième sacre consécutif. Nets vainqueurs du Curepipe Starlight lors de la finale de la dernière édition, Evans Sauteur et ses camarades ont su repousser avec brio les assauts des Trou aux Biches Sharks et du Faucon Flacq Camp Ithier VBC aux tours précédents. Ils ont su à chaque fois se galvaniser après avoir laissé échapper la manche initiale.
Vu leur prestation face à ces deux grosses cylindrées, les Quatre-Bornais devraient aborder la rencontre avec l’étendard de favoris. Un avis que ne partage pas Veekash Maghun, responsable du groupe. « Rien n’est encore acquis, car le CSP n’est pas une équipe à être prise à la légère. Il nous faudra faire montre de sérieux et de concentration, tout en évitant tout relâchement. »
Au sein de l’équipe de la ville des fleurs habituée aux finales, l’expérience des éléments tels qu’Eric Louise, Evans Sauteur et Jonathan Joseph se conjugue avec la fougue des Yannick Bouti, Yannick Paul, Cédric Appollon, Olivier Choyen et Fabrice Pierre-Louis. « Ce sont des joueurs hyper motivés qui devront faire face à un adversaire fort combatif et qui a affiché de bonnes dispositions en défense », ajoute Veekash Maghun.
Il demeure un fait que le Club Sportif de Pamplemousses n’abordera pas cette première finale avec la fleur au fusil. Pour preuve, cette formation n’a jamais baissé les armes en demi-finales face au Mangalkhan VBC, même si la cause semblait perdue par moments, mais ce succès incontesté en quarts de finale aux dépens du Curepipe Starlight lui autorise les espoirs les plus fous.
« Une finale comprend un enjeu différent et nous devrons sortir un grand match », soutient l’entraîneur Sanjeev Jundoosing. Ce dernier met également l’accent sur la motivation qui habite son groupe. « Les joueurs devront saisir l’opportunité de cette première finale. Nous viendrons certes en challengers, mais nous devrons jouer notre va-tout surtout pour tous ceux qui nous apportent leur soutien, notamment notre commanditaire Beemanick Stone Crusher ». À Frédérick Rose et ses coéquipiers de croire dans leurs chances jusqu’au bout.
En féminin, cette finale constituera donc un remake de la dernière édition et de la Charity Cup. Azur SC, qui est passé à côté du sujet dans cette dernière compétition, voudra bien se rebiffer et ajouter une quatrième consécration consécutive dans cette présente compétition. Olivier Harel, qui a pris le relais à Guito Lepoigneur aux commandes, veut y croire. « Nous espérons obtenir notre revanche de la Charity Cup. D’autant que nous nous sommes mieux préparés en termes de jeu et que le moral des joueuses se trouve en hausse. » Même s’il souligne que la priorité est le championnat, Olivier Harel demeure d’avis que ses protégées sauront donner le maximum.
Reste que le Quatre Bornes VBC s’annonce comme un adversaire fort redoutable. Sa fin de saison 2016 et son succès dans la Charity Cup sont autant d’éléments qui permettent de penser qu’Alison Labour et ses coéquipières en voudront davantage. Toutefois, Prisca Seerungen veut éviter tout excès de confiance de ses protégées. « Ce ne sera définitivement pas le même Azur SC que nous avons affronté dans la Charity Cup. Cette équipe viendra cette fois avec la rage de vaincre, avec l’objectif d’obtenir sa revanche et de conserver son trophée. Donc, il nous faudra être très fortes. »
De ce fait, elle a lancé un message limpide aux joueuses, soit évoluer à 200% de leurs possibilités, prendre le maximum de risques et limiter le nombre de fautes. Ce sera à ce prix que les championnes nationales pourront réaliser leur grande première dans cette compétition.