Après un parcours honorable dans le dernier championnat masculin de première division de volley-ball, le Club Sportif de Pamplemousses a entamé la présente saison sur une note des plus positives. En venant à bout du Mangalkhan VBC hier soir au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas, l’équipe nordiste a acquis sa qualification pour la finale de la Republic Cup. Et ce, grâce à un succès acquis après haute lutte et au tie-break (25-13, 19-25, 21-25, 26-24 et 15-7) après 113 minutes de jeu. En féminin, Azur SC tentera de maintenir son hégémonie dans cette compétition, après avoir vaincu les Tranquebar Black Rangers sur le score de 25-17, 25-11 et 25-21 en 69 minutes.
Le Club Sportif de Pamplemousses disputera sa première finale depuis son accession chez l’élite. Pourtant, cette formation a connu des sueurs froides vers la fin de la quatrième manche, étant menée 23-24. Toutefois, elle sauvait cette balle de match et renversait la situation suite à une distribution fort moyenne dans le camp adverse, pour ensuite survoler le set décisif.
« Certes, le Mangalkhan VBC possédait des joueurs plus expérimentés. Mais nous avons fait la différence au niveau physique. De plus, notre jeu d’ensemble s’est avéré supérieur », faisait ressortir Sanjeev Jundoosing. L’entraîneur du CSP demeure conscient que la tâche ne sera guère facile en finale samedi face au tenant du trophée, à savoir le Quatre Bornes VBC. Mais l’essentiel selon lui sera d’y croire jusqu’au bout.
Du côté de l’équipe de Mangalkhan, la déception est sans doute énorme après être passé si proche d’une qualification pour une première finale. Cependant, Judex Louis, responsable du groupe, veut relativiser. « Il existe encore des retouches à être effectué du fait que les nouveaux éléments ne se sont pas encore réellement adaptés au passeur. Nul doute que nous serons plus performants dans le championnat. »
Toujours est-il que cette formation, composée d’entrée des frères Sophie (Gino et Christopher), d’Allan Philippe, Bruno Anne, Jason Célestin et Teddy Paris, et du libero Ramesh Lallah, avait connu un départ laborieux. Mais avec l’entrée de Nicolas Latour, elle affichait un visage plus reluisant pour se détacher dans la deuxième manche, après avoir été accrochée jusqu’à 16-16. La troisième manche était de nouveau nettement en sa faveur (10-5, 19-15 et 25-21) et on ne vendait alors plus cher les chances des Nordistes.
Reste que ces derniers n’ont jamais baissé les armes. En sauvant cette balle de match, Vikash Jagessur, Jude Spéville, Frédérick Rose, Fabrice Constant Perrine, Julian Roussety, Visarlen Thylamay et le libero Kovilen Marday avaient créé le doute chez l’adversaire. Dès lors, ils se détachaient à 8-3 au changement de côté lors du tie-break et géraient parfaitement leur avance.
Chez les dames, on prévoyait une seconde demi-finale disputée, mais Azur SC a évolué quelques crans au-dessus des Tranquebar Black Rangers. Cette dernière formation n’a fait de la résistance que lors de la troisième manche en soutenant la comparaison jusqu’à 19-20. Les Azuréennes livreront donc une nouvelle finale face au Quatre Bornes VBC, quelques semaines après leur affrontement dans la Charity Cup.
Nouveau maître à bord, Olivier Harel savourait cette réussite. « C’est ma première victoire en tant qu’entraîneur. Nous nous étions préparés pour réaliser une belle prestation et cette victoire était attendue. À nous maintenant de réaliser le maximum en finale. » Reste qu’il a dû se passer des services de Lucy Latour au cours de la manche initiale, les autres joueuses en action étant Nathalie Letendrie, Stéphanie Duval, Priscilla Kelly, Stéphanie Dauguet, Alexei Elmire et Odile Cauvelet, de même que la libero Rachel Christine.
Du côté des Tranquebar Black Rangers, on ne veut pas se laisser abattre par ce revers. Martine Bistoquet, qui a pris le relais à son père José Bistoquet au poste d’entraîneur, a déjà braqué son objectif sur le championnat. « Valeur actuelle, l’équipe n’est pas encore au point. Cependant, il faudra compter avec nous lors du championnat car nous serons dans la course au titre. Le retour d’Angélique Kelly et de Tiffany Nursimloo permettent de croire que le groupe sera redynamisé. »