Dans le cadre de cette huitième édition des Jeux des îles, l’objectif de la sélection féminine de volley-ball s’avère être simple. Soit retrouver sa place sur le podium et effacer ainsi l’amère désillusion de la dernière édition. Ce sera donc un groupe soudé et ambitieux qui abordera cette compétition. Conscient également que la course aux médailles sera loin d’être une partie de plaisir.
Tirée dans la poule B en compagnie de La Réunion et Madagascar, la sélection mauricienne aura un double défi à relever dans un premier temps : prendre le meilleur d’au moins un de ces deux adversaires et ensuite tenter de terminer à la première place de ce groupe afin d’éviter les Seychelles en demi-finales. D’autant que l’équipe hôte devrait connaître une promenade de santé dans l’autre poule face aux Maldives et à Mayotte. 
« L’idéal sera de nous retrouver à la première place. Toutefois, nous prendrons match par match. Quel que soit le scénario, nous croyons en nos chances », fait ressortir l’entraîneur national, Jean-Claude Douce. Installé à la tête du groupe et assisté de Nassrullah Loolmohamode, l’ancien entraîneur des Vallijee Citizens avait réuni ses troupes pour la première fois le 27 décembre de l’année dernière.
Jean-Claude Douce avait alors fait confiance à un groupe de 23 joueuses qui comprenait un amalgame d’anciennes (Maïta Cousin, Martine Bistoquet et Sharmila Emrit entre autres) et de nouvelles (Lisa Bonne, Géraldine Verrière, Elizabeth Mohungoo et autres Nikita Ramnauth). 
Après une rencontre avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, la présélection devait s’atteler à la tâche à raison de trois séances par semaine. Toutefois, la présélection devait subir un rude coup du sort en cours de préparation avec les blessures des libéros Stéphanie Maca et Wincy Dedans lors de la finale de la Republic Cup. 
D’où l’appel lancé à Prisca Seeerungen, qui retrouvait ainsi l’ambiance de la présélection, au même titre que Nathalie Létendrie, Jannick Louis et Rojelle Chameau, cette dernière étant de retour de France. Par contre, Natacha Rigobert et Élodie Li Yuk Lo n’ont pu répondre favorablement à l’appel, étant pris par les tournois de beach volley sur les circuits européens.
Reste qu’au mois de mai, le tandem Jean-Claude Douce-Nassrullah Loolmohamode se retrouvait devant une première tâche délicate qui constituait à réduire le groupe. C’est ainsi que Géraldine Verrière, Mary-Jane Brasse, Valérie Arlanda, Natacha Edmond et Nikita Ramnauth laissaient leurs coéquipières poursuivre l’aventure. 
Par la suite, Maïta Cousin réintégrait la présélection après avoir pris ses distances pour des raisons familiales, alors que Samantha Louis et Priscilla Kelly devaient faire une croix sur le stage en Algérie. La première nommée devant subir une opération, tandis que Priscilla Kelly était contrainte au repos en raison d’un accident de moto. Le stage en Algérie devait permettre aux quatorze présélectionnées d’affronter les différentes sélections du pays hôte, des équipes de clubs et la sélection juniors de Tunisie. Cette dernière étant la championne d’Afrique en exercice.
Un stage qui s’est finalement révélé positif, à en croire les propos de Jean-Claude Douce. « Malgré la chaleur et l’humidité, l’équipe a pu soutenir le volume de travail. Elle était psychologiquement forte, si on tient en considération le fait qu’elle a voyagé 85 km pour ensuite remporter un match et ensuite remonter deux sets pour s’imposer face aux juniors de Tunisie. »
Heureux de l’état d’esprit qui anime ses protégées, Jean-Claude Douce s’est récemment vu devant un autre choix difficile, à savoir finaliser sa liste de douze joueuses. Au bout du compte, Tiffany Nursimloo et Chow Fee Cheung devront rester à quai.
Aujourd’hui, c’est un entraîneur national confiant dans les possibilités de ses joueuses qui s’apprête à relever le défi dans l’archipel. « Malgré quelques mauvais moments, l’équipe a grandi. Fort du soutien du staff technique, les joueuses sont psychologiquement fortes. Le stage en Algérie a apporté le petit plus et nous puiserons notre force dans cet esprit d’équipe. »
Première sortie donc face aux Malgaches lundi prochain et ensuite débat crucial face aux Réunionnaises le lendemain. Si l’équipe de la Grande île est en reconstruction, celle de l’île soeur, tenante du titre, a connu quelques remous avec le départ de l’entraîneur Laurent Musnier et devra se passer de quelques cadres. Ce sera Éric Vingatesson, lui-même entraîneur de la sélection masculine lors des deux dernières éditions des JIOI, qui a été appelé à la rescousse. 
Reste que les favorites demeurent les Seychelloises, qui tenteront de se surpasser devant leur public. À Maurice donc de jouer sa carte à fond.