La sélection masculine qui vise une grande première, la sélection féminine qui aspire à retrouver la période glorieuse des années 1990. Tels seront les objectifs des représentants mauriciens à cette présente édition du Tournoi de la CJSOI de volley-ball. Une compétition qui se déroulera de mardi à samedi au gymnase de Champ-Fleuri à l’île de la Réunion. Ce sera ainsi l’occasion de juger la relève de cette discipline, surtout en vue des Jeux des îles de 2023.
Depuis la première édition en 1996, Maurice n’a jamais pu se retrouver sur la plus haute marche du podium, barrée la plupart du temps par les représentants de l’île soeur. Nassrullah Loolmahamode, qui retrouve les sensations de la CJSOI, après avoir assisté Melchior Miniopoo en 2006, veut y croire cette fois. « Nous rechercherons le précieux métal et nous avons ainsi placé la barre à très bonne hauteur. Les joueurs sont forts dans la tête », avance-t-il. Si quelques éléments ont été repérés lors des derniers Jeux des Jeunes tenus en avril, la confiance a également été placée en d’autres qui étaient en action lors de la Coupe d’Afrique -23 ans organisée en Algérie en avril toujours, notamment Grégory Coutet, qui a hérité du brassard de capitaine, et Jeremilio Follette, qui évolue en tant que contreur central.
Hier matin au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas, les dix sélectionnés peaufinaient leur préparation à travers une sortie face aux éléments de la Special Mobile Force. « C’est notre deuxième sortie face à cette équipe. Il nous a toutefois manqué de la compétition. L’envie de gagner, la discipline et l’assiduité pourront compenser cela. D’autant que l’équipe a connu une progression graduelle », avance Nassrullah Loolmahamode. Ce dernier avait dirigé un premier regroupement à la mi-juin et la sélection a été renforcée voilà deux semaines avec la venue de trois Rodriguais. À partir de là, les séances d’entraînement se sont déroulées au rythme de deux fois par jour. Il n’empêche qu’en l’absence des Malgaches, les Réunionnais et les Seychellois demeurent des adversaires redoutables. « Il nous faudra surtout nous méfier des Réunionnais. Ils possèdent un très bon niveau, mais nous tenterons de sortir le grand jeu afin de réussir cette grande première », souhaite l’entraîneur.
En féminin, ce sera une sélection à forte ossature de celle qui avait été sollicitée à la Coupe d’Afrique des Nations -17 ans à Madagascar l’année dernière. Après cette première expérience continentale face à l’Égypte et la Grande île, les représentantes mauriciennes ont gagné en maturité. De quoi encourager davantage Martine Bistoquet, en qui la confiance a été renouvelée. « C’est un travail en continu. Les joueuses sont physiquement prêtes et sont conscientes de leur potentiel. » Qui plus est, la quasi-totalité des sélectionnés possède déjà une certaine idée de la compétition, à l’instar de Serena Chavry (Tranquebar Black Rangers), Angelie Govinden, Thatiana Ramasawmy et Romane Deschambeaux (Buswell VBC), Alexei Elmire (Azur SC), Anne-Lucie Juliette et Magali Laretif (Curepipe Starlight).
L’autre satisfaction demeure que la sélection a été renforcée par la venue de la Rodriguaise Erika Cupidon, dont la grande taille doit être prise en considération. Martine Bistoquet, qui était de l’escouade vainqueur en 1999, souhaite donc que ses jeunes protégées soient à la hauteur des attentes placées en elles. « Nous visons à coup sûr le podium et il s’agira de voir l’évolution au fil de la compétition. Il faudra par la suite continuer à encadrer ces joueuses dans la perspective des Jeux des îles 2023. »
D’autant que malgré une certaine crainte, elles ont pu évoluer face à des équipes masculines et également l’équipe féminine de l’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill. Il s’agira donc de repousser le challenge d’une équipe réunionnaise forte de ses joueuses de grand gabarit, et celle d’une sélection malgache mobile et percutante.