Les Tranquebar Black Rangers ont inscrit leur nom au palmarès de la D1 de volley-ball pour la deuxième année consécutive, en dominant le Curepipe Starlight (3-0) et terminant avec un meilleur coefficient de points (1,4559) qu’Azur (1,4194) et leur adversaire du jour (1,3103).
Cette rencontre, Rangers l’ont très bien négociée contre les Curepipiennes, qui ont sombré dès le début de la rencontre. La défaite du CSSC, qui a tout perdu le temps d’un match, offre la deuxième place et la qualification pour la Coupe des Clubs Champions de la Zone 7 à Azur SC.
Ce premier match de la soirée opposait deux équipes qui ne devaient perdre le match sous aucun prétexte. D’un côté, les Tranquebar Black Rangers, championnes sortantes, de l’autre, le CSSC, leader du championnat et invaincu avant la joute. C’est dire l’enjeu du match.
Et les Rangers se font un devoir de montrer dès le premier set que ce sont bien elles qui sont les championnes de Maurice en titre. 25-15, un premier set expédié. Curepipe chancelait mais tentait malgré tout de revenir. « Nous n’avons ressenti de pression à aucun moment », soulignait José Bistoquet, le mentor des Rangers.
Mais de l’autre côté, c’est un peu différent. « On se voyait toujours à courir après le score. À chaque fois qu’on recollait, on y laissait des forces. Et c’est ce qui a joué contre nous », concédait Georges Appadoo à l’issue de la rencontre.
Au deuxième set, un sursaut d’orgueil du leader, qui se voyait coller au score, mais n’arrivait pas à conclure. C’est Tranquebar qui menait toujours le bal avec un deuxième set en poche 25-23. « Nous avons abordé la rencontre dans le rôle d’outsider. C’est mieux d’aborder le match dans ces conditions », explique le mentor des Port-Louisiennes.
Tranquebar peut donc aborder l’ultime set avec toute la sérénité voulue. Un set que Martine Bistoquet et ses coéquipières vont boucler sur le score de 25-14. Le deuxième titre de championne était là. « Je le dédie à mon épouse Jacqueline, qui est décédée juste après les JIOI », déclarait un José Bistoquet ému après la rencontre.
D’ailleurs, il a une pensée spéciale pour son équipe. « Notre plus gros avantage face à Curepipe était la jeunesse. Nous avons quatre ou cinq jeunes qui ont dans les 13-14 ans. » Et il n’oublie pas ceux qui ont cru en cette équipe venue d’une banlieue de Port-Louis. « J’aimerais remercier tous ceux qui croient en nous. Notre sponsor, Investec, le DPM Rashid Beebeejaun, qui a été derrière nous depuis le début. »
Mais ce titre, les Rangers ont mis un peu de temps à le savourer pleinement. Car l’autre rencontre du jour, qui opposait Azur à La Tour Koenig SC, était tout aussi déterminant, le coefficient de points des deux équipes pouvant à tout moment sacrer l’une ou l’autre.
La rencontre était normalement promise aux protégées de Guito Lepoigneur. Et les favorites ont largement fait respecter leur statut, avec une victoire en trois sets secs (25-13, 25-17, 25-14). Cette victoire est synonyme de deuxième place pour l’équipe, qui se voit qualifiée pour la Coupe des Clubs Champions de la Zone 7 (CCCZ7), qui se disputera à Madagascar à la fin du mois. « On est passé légèrement à côté, mais terminer vice-champion, c’est un honneur », laissait entendre un Guito Lepoigneur heureux.
Maintenant, Azur se prépare pour la CCCZ7. Un objectif à très court terme, à en croire Guito Lepoigneur. « On va essayer de se préparer au mieux, d’autant que réunir la somme de Rs 500 000 dans un si court laps de temps n’est pas évident. » Et quel sera l’objectif à Madagascar ? « Au minimum les demi-finales. Mais on a un peu manqué de jeu pendant notre suspension et commencer la ligue en affrontant les champions et les vice-champions nous a un peu sonnés. »
Du côté du Curepipe Starlight, c’est la grosse déception. « Nous avons perdu des points bêtes. Et quand nous avons vu ce qui s’est passé, nous nous sommes laissé gagner par le doute. Ironie du sort, nous terminons le tournoi avec une seule défaite, comme Tranquebar et Azur. »