Participer à des cours de niveau mondial n’est pas donné à tout le monde. Le Mauricien Veekash Maghun, assistant-coach du Quatre-Bornes VBC, était à Chennai, en Inde, en début de mois pour participer au FIVB Level III Coaches’ Course, sous la férule du Bulgare Jivko Pavlov Jetchev.
« C’était un cours de très haut niveau », admet le coach. En effet, cette formation est la plus élevée en ce qui concerne le volley-ball. Parmi les aspirants au niveau 3, on retrouve un Érythréen, deux Soudanais et huit Indiens. « Il y avait même un Italien. Pour la petite histoire, ce sont tous des national coaches », explique Veekash Maghun. Ce dernier, qui a commencé sa carrière au plus bas de l’échelle, a connu la D 2A, D 2B avant d’entrer en D1 masculine avec le QBVC. « Je pense que c’est une suite logique. Arriver à ce niveau est une très belle chose pour moi personnellement. »
Cette formation de huit jours touchait à peu près à tous les aspects du volley-ball. De la préparation physique à la préparation psychologique, les 16 aspirants ont été confrontés à toute la logistique derrière une équipe professionnelle. « Nous avons même reçu la visite d’un médecin et d’un arbitre international », affirme-t-il. Il avait déjà tenté sa chance l’année dernière, mais n’avait pas été retenu. « Il faut croire que j’ai eu plus de chance cette année. » C’est sur le site de la FIVB qu’il a fait acte de candidature pour ce stage. « J’ai entamé les démarches assez tôt. Et c’est grâce aux recommandations de l’AMVB que j’ai pu m’y rendre. » Notons que c’est lui qui a financé son déplacement dans la Grande Péninsule.
Ce qu’il retient de son passage en Inde, c’est que Maurice se trouve encore loin du niveau mondial. « Nous avons beaucoup de travail à faire. Pour y arriver, il faut s’y mettre dès maintenant », estime-t-il. Son diplôme en main, il se projette déjà dans l’avenir. Un avenir qu’il pourrait concevoir à la tête d’une équipe nationale. « Si on fait appel à mes services, je ne dirai pas non. J’espère que mon pays me sollicitera un jour », souligne-t-il. Mais il pourrait aussi se laisser tenter par une carrière d’instructeur de la FIVB pour le continent africain. « Ce serait une suite logique. À court terme, j’espère pouvoir aider le QBVC à remporter un nouveau titre de champion de Maurice. »
Il émet également le souhait de voir la mise sur pied d’une Coaches Commission, avec tous les entraîneurs du pays. « C’est sûr qu’une telle option serait la bienvenue pour aider au développement du volley-ball. » Il tient à remercier tous ceux qui l’ont soutenu dans sa quête de savoir. « Il y a ma famille qui m’a toujours soutenu, l’AMVB, Air Mauritius et tous ceux qui ont cru en moi. Pour arriver à ce niveau, il fallait une bonne maîtrise du volley-ball. Et je pense que c’est grâce à leur soutien que j’y suis parvenu. »