A 55 ans, Yvan Rivet a atteint l’âge limite pour officier au niveau international. La Coupe des clubs champions de la zone 7, tenue à Maurice le mois dernier, aura donc été la dernière compétition internationale au cours de laquelle il était en action. Ce sont donc treize ans de carrière qui s’achèvent pour l’arbitre international de volley-ball, Yvan Rivet.Toutefois, il continuera à évoluer au niveau local dans une discipline qui n’a aucun secret pour lui. Moniteur d’éducation physique au collège Adventist à Phoenix, il revit aujourd’hui son parcours qui a connu des hauts et des bas.
Yvan Rivet, connu comme Tito dans le milieu, avait débuté sa carrière sportive en tant que footballeur au collège. Par la suite, il est devenu responsable et entraîneur de l’équipe féminine de football de l’Association Sportive de Quatre-Bornes qui avait était pendant sept ans championne de Maurice. En 1982, il était membre du comité directeur de la Mauritius Sports Association (MSA). C’est alors un an après qu’il s’est découvert une passion pour le volley-ball quand il avait été choisi en tant que délégué de la MSA pour représenter la commission de volley-ball. «Les fédérations n’existaient pas à l’époque. C’était la MSA qui gérait tous les clubs sportifs et pour les Jeux des Îles en 1985 j’occupais toujours le même poste», raconte-t-il. Il avait également pris la charge des Jeux de l’avenir et des Jeux de l’espoir au niveau du volley-ball pendant plus de dix ans. «Cela me faisait toujours plaisir de voir mes élèves ou ceux qui étaient sous ma responsabilité être en action lors de ces compétitions», avance-t-il.
Ses premiers pas dans l’arbitrage ont été effectués sous la férule de Roland Joseph, ancien arbitre international. Quelques années plus tard, soit en 96, Yvan Rivet s’est lancé à la poursuite du statut d’arbitre international. C’est en Égypte qu’il a ainsi franchi ce nouveau palier. S’en sont ensuivies les premières compétitions internationales « Ma première fonction était à Durban en Afrique du Sud pour les championnats d’Afrique juniors masculin. Après 5 à 6 matches régionaux et intercontinentaux, j’ai obtenu ma licence par la Fédération internationale de Volley-ball (FIVB) en 1999 », soutient-il.
Les moments forts de sa carrière. «Je me souviens encore des championnats d’Afrique seniors hommes en 2001. J’étais impressionné, car pour la première fois j’arbitrais ce que j’appelais les géants du volley-ball. Puis, il y a les Jeux des Îles en 2003 où la formation mauricienne était en finale. Je n’avais pas le droit à l’arbitrage pour ce match, mais voir les Mauriciens à l’honneur m’avait ému», affirme-t-il. Les pays où il a officié ces dernières années sont Madagascar, Seychelles, Réunion, Niger, Afrique du Sud, Cameroun, et Mozambique.
Malheureusement, certaines choses qui le désolent concernant le traitement des arbitres à Maurice. «Je n’ai pu vraiment exercer, car Maurice participe peu aux compétitions internationales. Mes collègues étrangers qui sont arrivés après moi ont déjà arbitré aux championnats du monde. A mon avis, les arbitres devraient être mieux valorisés. Mon amour pour la discipline fait que je suis encore là cette année, mais pour combien de temps encore…», se demande Yvan Rivet. Il ajoute aussi que les arbitres son rétribués avec beaucoup de retard, et qu’aucun transport ne leur est accordé après les rencontres.
L’arbitre est donc triste de mettre un terme à sa carrière internationale, car ces contacte extérieurs lui manqueront.. «L’arbitrage international m’a permis d’approfondir mes connaissances. Je ne côtoierais plus mes collègues étrangers, avec qui je me suis lié d’amitié. À l’étranger, je n’ai jamais eu de reproches que ce soit avec les joueurs ou les dirigeants», fait-il ressortir. Yvan Rivet a assisté à la formation technique de niveau 2 dirigé par André Glaive à Maurice et aspire désormais à devenir instructeur d’arbitres.