Philippe Blain Directeur Technique National de volley-ball à Maurice ? Cette possibilité existe à la lumière des discussions entre le concerné et Kaysee Teeroovengadum, président de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB). Après douze années aux commandes de l’équipe de France masculine, il pourrait bien se lancer vers un nouveau défi dans une île qu’il apprend à découvrir cette semaine dans le cadre de vacances somme toute bien méritées.
Reste que Philippe Blain, qui a fait ses adieux à l’équipe de France en septembre dernier, n’a pas encore donné de réponse définitive. «J’ai eu des discussions avec le président de la fédération mauricienne qui est à la recherche de quelqu’un de calibre pour l’organisation de cette discipline chez vous. Maurice est certes une île paradisiaque, mais de retour en France, je vais tranqueillement y réfléchir. Si ce n’est pas moi, je vais certainement trouver un autre entraîneur qualifié dans l’optique de la préparation des Jeux des îles». Sa fonction de président de la Commission des entraîneurs au niveau de la fédération internationale de volley-ball (FIVB) devrait à coup sûr lui simplifier la tâche.
Sa passion pour le volley-ball l’a donc tout simplement conduit au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas, où se déroulaient jeudi dernier les finales de l’AMVB Cup. De la finale féminine ayant opposée Azur SC au Curepipe Starlight, il apportera le jugement suivant. «Azur SC a nettement dominé le match. Cette équipe était mieux organisée et beaucoup plus confiante en ses capacités de faire la différence». C’est sans doute cette même passion qui lui a permis de s’illustrer en tant que joueur à Montpellier, puis au sein de l’équipe italienne de Cuneo. «J’ai effectué mes débuts en tant que passeur, avant d’être converti en réceptionneur-attaquant. Toutefois, ma première sélection en équipe de France était en tant que passeur», précise-t-il. Par la suite, 340 sélections et les titres de meilleur joueur au cours des championnats du monde en 86 et des championnats d’Europe l’année suivante.
Toujours est-il que Philippe Blain a quitté les rênes de l’équipe de France avec le sentiment du devoir accompli. Lui qui a mené cette sélection à des finales de la Ligue Mondiale et des championnats d’Europe. «Cela a été une belle expérience. Surtout de se retrouver à la tête de la sélection de son pays. Nous avons obtenu de bons résultats, mais la déception demeure le fait que nous n’avons pu nous qualifier pour les Jeux Olympiques de Beijing et de Londres». Il a donc passé le témoin à Laurent Tillie, et ce dernier tentera de réaliser un premier pari avec la phase qualificative de la Ligue Mondiale du 31 mai au 7 juillet.
La lutte pour les trois premières places qualificatives s’annonce intense avec la Pologne et les Etats-Unis, finalistes de la dernière édition, le Brésil, la Bulgarie et l’Argentine. «Ce sera certes une concurrence relevée. Toutefois, je souhaite à Laurent de maintenir la sélection à l’échelon européen et mondial. Il faudra certes beaucoup de travailler pour atteindre cet objectif». L’ancien entraîneur de Cueno, l’AS Cannes et de l’Arago de Sète, soutient également que des pays ont connu une fulgurante progression dans cette discipline. «Malgré une crise économique, des pays tels que la Pologne et la Russie se retrouvent au premier plan. Il en est de même pour des pays sud-américains». Il souligne également que cette discipline comprend beaucoup de valeurs, du fait que le volley-ball en salle et le beach volley sont tous deux représentés aux Jeux Olympiques.