Déjà sacré avant la fin de la Ligue nationale, le Quatre-Bornes Volley-ball Club (QBVBC) a étrenné victorieusement son deuxième titre d’affilée hier après-midi au gymnase de Vacoas pour sa dernière sortie face au Curepipe Starlight Sporting Club (CSCC). Les championnes en titre l’ont emporté sans coup férir 3-0 (25-9, 25-11, 25-13) en moins d’une heure de jeu, signant dans la foulée un sans-faute avec un 10 sur 10 synonyme de qualification à la Coupe des clubs champions de l’océan Indien, tournoi repoussé de décembre 2017 à mars 2018.
L’ultime rencontre de la manche retour de la ligue s’est jouée presque à sens unique pour la formation quatre-bornaise, qui a visiblement évolué plus d’un cran au-dessus, malgré des lacunes qu’elle pouvait parfois démontrer au filet et en contre. Mais dans l’ensemble, elle a mené la partie du début à la fin face à une formation curepipienne qui n’a pu que limiter les dégâts. Celle-ci termine cinquième et avant-dernière au classement avec 8 points, laissant la cuillère de bois à La Tour Koenig VBC.
Alignant d’entrée Melody Mootoosamy, Stacy Armoogum (libero), Alison Labour (capitaine), Valentine Paul, Félicia Julie, Vanessa Chellumben et Angélique Ramdoss, le QBVBC est passé à l’offensive sans jamais se faire rattraper, menant 23-9, puis 25-9 dans la première manche. Les protégées de Prisca Seerunghen ont ensuite déroulé, pliant les deux sets suivants sans forcer, en misant également sur Liza Bonne, Océane Labour et Angélique Ramdoss.
Dans l’autre camp, les coéquipières de Juanella John-Machabé ont souvent été dépassées, même si elles ont pu retarder l’échéance dans le dernier set en alignant quatre points d’affilée pour s’incliner devant l’évidence. Émilie et Anne-Lise Juliette, Amanda Virasamy, Wendy Gaspard (libero), Magalie Larétif et Queensy Oodit ont aussi disputé la rencontre.
Au bout du compte, Prisca Seerunghen, qui s’octroie la palme pour la deuxième année de suite, s’en est réjouie, quoique cette victoire lui laisse au fond quelques regrets en comparaison à l’année dernière où l’opposition était meilleure. « C’était plus facile que la dernière fois, car nous étions alors à l’essai. Tandis que là, nous avons trouvé plus de stabilité, plus d’assurance et avons surtout gagné techniquement. Le volley, après tout, repose sur le jeu d’ensemble où les filles se battent les unes pour les autres. Mais définitivement, le niveau est en baisse. C’est clair car on s’attendait à plus de duels. Le retrait de quelques joueuses explique cela. Et cela va prendre du temps pour s’améliorer. Je remercie nos sponsors, La Prudence, Airports of Mauritius, Les Caprices de Gervais, Sogal, ainsi que toute l’équipe et les parents. Mais je fais un appel pour qu’on mette à la disposition de nos équipes plus d’infrastructures. S’entraîner pendant une heure et demie, trois fois la semaine, ce n’est guère suffisant », déclare-t-elle.
Plus tôt hier après-midi, les Tranquebar Black Rangers ont dominé 3-1 Azur BBRH (25-21, 25-15, 18-25, 25-23) au bout de 91 minutes de jeu.