L'équipe masculine écoutant les conseils du sélectionneur Melchior Miniopoo

Cela fait déjà seize ans que les volleyeurs mauriciens courent après une quatrième consécration aux Jeux des îles. Après 1979, 1990 et 2003, la course vers l’or sera-t-elle fructueuse pour les douze représentants placés sous la férule du tandem Zoran Kovacic-Melchior Minopoo ? Le stage en Thaïlande tenu en mai et la présence de sparring-partners européens seront-ils suffisants pour faire pencher la balance en la faveur de Maurice afin de succéder aux Réunionnais au palmarès ?

Ce sera une sélection avec un amalgame de ceux qui étaient en action lors des derniers Jeux et ceux qui en seront à leur baptême du feu qui défiera les Seychelles et Mayotte lors de la phase qualificative dans la poule A. Celui qui possède le plus d’expérience dans cette compétition demeure le capitaine, Stephane Moonisamy, avec ses participations lors des trois dernières éditions.

Fait intéressant à signaler : cette sélection comprend sept éléments venant de Rodrigues, dont la quasi-totalité a évolué au sein des équipes locales telles que le Faucon Flacq Camp Ithier VBC, les Trou-aux-Biches Sharks, le Curepipe Starlight et le Port Louis Red Star. Qui plus est, ces joueurs ont défendu les couleurs d’Olympic Montagne Goyaves lors du dernier championnat des clubs de la zone 7 à Madagascar, avec à la clé une deuxième place sur le podium.

Kevin Larose devrait être un des fers de lance de la sélection

Si on se fie aux déclarations des membres du staff technique, il va de soi que la sélection est montée en puissance tout au long de la préparation. Surtout avec le stage tenu au centre de haut niveau de la fédération internationale en Thaïlande. « Ce stage nous a été profitable. Il existe désormais une belle cohésion au sein du groupe. Tous les joueurs ont été utilisés et nous avons pu jauger des capacités techniques des joueurs », avait fait ressortir Melchior Miniopoo à l’issue du stage. Ce dernier visera plus haut, après avoir conduit la sélection à la médaille de bronze lors de la dernière édition. Au retour de la sélection, le délicat exercice du choix final devait laisser le passeur principal Ashwin Ramkalawon sur le carreau. L’aggravation de sa blessure à la cheville en Thaïlande ne lui avait pas permis par la suite d’être plus régulier aux séances d’entraînement.

Sparring-partners européens

Dans cette dernière ligne droite de la préparation, des sparring-partners européens venant du Monténégro, de Serbie et de Bulgarie sont venus partager leur expérience. C’est ainsi que des séances quotidiennes se tiennent depuis samedi dernier au gymnase Pandit-Sahadeo à Vacoas. Une infrastructure que les volleyeurs ont retrouvée rien que le mois dernier en raison des travaux de rénovation qui étaient en cours depuis octobre de l’année dernière.

De ce fait, la préparation a été chamboulée du fait que les séances d’entraînement se tenaient au gymnase Palmerstone à Phœnix, au gymnase James Burty David à Trou-aux-Certs ou à celui de l’université de Maurice.

Malgré ces contraintes, ce sera une sélection motivée qui abordera cette présente édition des JIOI. Sur le papier, la sélection mauricienne devrait franchir la phase qualificative, car Mayotte paraît à la portée et que les Seychelles ont semblé avoir perdu de leur lustre d’antan. Il n’empêche que l’expérimenté Rodney Ah-Kong tentera de mener son groupe à bon port. Tout porte à croire que La Réunion et Madagascar devraient être les formations les plus en vue.

La sélection de l’île sœur, malgré l’absence de Fabien Vergoz, Jonathan Valentin et Eliot Coulet, est revenue enrichie de son récent stage aux Seychelles. Comme en témoignent ses trois succès, dont deux en trois sets et un autre au tie-break. Quant à l’équipe de la Grande île, forte de l’ossature de la Gendarmerie Nationale, vainqueur du CCZ7 et enrichie de sa participation à la Coupe d’Afrique des clubs champions, elle s’annonce également redoutable. Andry Rakoto (ancien élément de la formation de Camp Ithier) et ses coéquipiers s’entraînent d’ailleurs au rythme de deux fois par jour au Palais des Sports de Mahamasina.

Malgré l’adversité qui s’annonce plus épique à partir des demi-finales, il va de soi que les Mauriciens auront un coup intéressant à jouer. Tout a été mis de leur côté, avec également des compétitions locales mises en veilleuse, pour que l’objectif visé soit atteint. À eux de croire en leurs chances afin de rejoindre leurs glorieux aînés au palmarès.

Les sélectionnés
Stephane Moonisamy (capt et réceptionneur-attaquant), Jason Raddoo (contreur), Kevin Larose (pointu), Allan Esther (réceptionneur-attaquant), Tommy Labour (contreur), Steward Joseph (réceptionneur-attaquant), Hansley Casimir (passeur), Fabrice Pierre-Louis (libero), Yannick Bouti (passeur), Didier Perrine (pointu), William Polimon (contreur) et Bryan Perrine (réceptionneur-attaquant).
Réserve : Brondon Tanner (contreur)
Directeur Technique National : Zoran Kovacic
Entraîneur : Melchior Miniopoo
Team-manager : Bose Soonarane