Des membres du Creative Feelings Club, de Smart Mauritius et de la Creative Talent Association se sont regroupés au sein d’un collectif avec, pour but, de soutenir l’éducation des enfants dont les parents n’ont pas les moyens de le faire. C’est la deuxième année consécutive que le groupe procède à une distribution de matériel scolaire et, cette fois, le collectif s’est lancé dans une entreprise de collecte et de vente de bouteilles en plastique et de cannettes en aluminium devant être recyclées. Le projet n’est cependant pas encore rentable.
« C’est en 2013 que le groupe s’est constitué et, en 2014, l’idée de collecter bouteilles en plastiques et cannettes aluminium a germé », affirme au Mauricien Nishal Purbhoo, coordonnateur national et président du Creative Feelings Club. « Nous avons voulu promouvoir une action durable dans le but de protéger l’environnement tout en aidant les nécessiteux. » Il poursuit : « Nous avons commencé le projet mais, jusqu’à présent, nous avons un volume équivalent à la moitié d’un camion. Ce n’est pas suffisant ! » Par conséquent, en ce début d’année, le collectif a lancé un appel aux dons. Soixante-six enfants et jeunes, dont des universitaires, ont ainsi bénéficié de matériels scolaires. Une distribution avait été organisée le 10 janvier dernier au Village Hall de Goodlands en présence des députés Sangeet Fowdar et Sudesh Rughoobur.
Le collectif compte 17 membres, en sus de l’équipe composée de Nishal Purbhoo, Sahai Biswamithrai, président de Smart Mauritius, Yash Ramchurn, Creative Talent Association, et de Reshmee Damri. Pour récupérer les bouteilles, le collectif fait appel à leur entourage proche – famille, amis et collègues de travail.
« Je suis professeur et, avec le concours du recteur, nous avons la collaboration des élèves », raconte Nishal Purbhoo, professeur au collège Basdeo Bissoondoyal de Flacq, pour citer un exemple de leur façon de procéder. L’exercice a lieu tout le long de l’année. « On les récupère pour les garder dans un entrepôt et lorsque les membres ont du temps, ils viennent pour écraser les bouteilles et cannettes de sorte à minimiser l’espace qu’elles occupent, en attendant d’en avoir suffisamment pour constituer une première cargaison à vendre à une usine de recyclage », affirme Nishal Purbhoo. Il note que ce collectif fonctionne sur une base volontaire à but non lucratif « to provide educational and related support to the children of the poorest of poor families in Mauritius ».
Le choix des bénéficiaires se fait à partir des visites et des enquêtes sur les familles, dit-il. Son constat : « Many poor and unfortunate children are capable, creative, intelligent and hardworking except that their families cannot afford the cost of school supplies to register for secondary education levels. » Il poursuit : « The needy families are interviewed and selected on several standard criteria based on the extreme poor conditions of both parents. Once our needy students are identified, they must provide a copy of their results. Different secondary schools have different prescribed specific school supplies requirements. » Et d’insister enfin sur le fait que le collectif souhaite contribuer à « faire tomber les barrières qui constituent un obstacle à l’accès à l’éducation de qualité pour tous ».