Véritable déception que celle d’une passagère d’Air Mauritius récemment. Pourtant habituée de la ligne aérienne mauricienne, cette habitante de Sydney a connu diverses tribulations lors des différents vols MK sur lesquels elle a voyagé avec son époux dans le cadre de ses dernières vacances. Pour cause : outre le service “médiocre” auquel ils ont eu droit, certaines considérations du personnel de MK les ont choqués. Cependant, en dépit d’une lettre envoyée à la compagnie d’aviation nationale pour l’informer du traitement auquel ils ont eu droit, leurs doléances sont restées sans réponse, nul n’ayant jugé nécessaire de leur renvoyer ne serait-ce qu’un accusé de réception.
Un  plat pour deux
Les contrariétés de cette passagère, A.M., qui a embarqué avec son époux le 21 juin 2013 sur le vol MK 441 Perth-Maurice, ont démarré avec le repas servi sur ce vol. Si les passagers ont été avisés qu’ils avaient le choix entre un met au poulet ou un autre à base de poisson, arrivé au tour son tour, A. M. apprend qu’il ne restait plus de plat au poulet pour le couple. Ne consommant pas de poisson, ils ont fait une demande au personnel pour des sandwiches ou tout autre alternatif. Si le personnel leur a indiqué qu’il n’y avait également pas de sandwiches disponibles, il devait également, selon A. M., leur faire comprendre que c’était de leur faute si on ne pouvait leur servir de dîner. Et de faire remarquer qu’ils auraient dû avoir informé la compagnie des leurs préférences alimentaires. Cependant, quelques minutes plus tard, l’hôtesse serait revenue avec un repas à base de poulet,qu’elle a récupéré en business class.et a demandé au couple de partager à deux le repas pour un.
La déception de voyager via MK devait s’amplifier sur le vol MK34 que le couple a pris à Maurice en direction de Paris. À l’aller comme au retour, le couple a eu droit à des sièges séparés. Accéder à leur requête pour être placés côte à côte paraissait impossible pour le personnel à terre de MK. Selon lui, le vol était rempli et aucun changement n’était possible. Sur l’insistance du couple, l’une des hôtesses devait leur octroyer avec réticence des “exit row seats”, précisant que c’était une faveur qu’on leur accordait et que cela était payant. Cependant, une fois installé, le couple devait noter que la rangée où il avait pris siège était vide. Ce, alors que le personnel avait dit que l’avion était rempli.
Qui plus est, indique A.M., durant le vol, son époux et elle ont constaté que certains passagers avaient changé de sièges et s’étaient même installés dans leur rangée. Ces passagers étaient d’ailleurs, selon toute vraisemblance, des membres du personnel d’Air Mauritius, ou encore leurs proches, souligne cette passagère, dépitée.
Passager de seconde zone
Le désagrément a été encore plus choquant lors de leur voyage retour à bord du vol MK 440 (Maurice-Perth). En effectuant leur check-in à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, avec un bagage de 17,5kg pour son époux et un bagage de 18,1 kg pour elle, requête a été faite auprès du personnel pour que le couple puisse envoyer en soute un bagage à main de 4,3 kg, ce qui totaliserait 39,9 kg, tenant pour compte que chaque passager a droit à 23 kg, contre les 46 normalement autorisés. Cependant, le couple a été informé qu’il ne faisait pas partie des passagers ayant droit à 23 kg de bagage, mais un seul par personne. Réclamant des explications, c’est avec surprise que le couple apprendra de l’agent d’Air Mauritius que “passengers could now have one luggage weighing 100 kg if they wish to so long as it was only the one piece of luggage.” Choquée et contrariée, A. M. a souhaité parler à un supérieur hiérarchique. Ce dernier lui aurait alors tout bonnement déclaré que “bagage allowance depended on who you were, where you came from and on your destination.” Et visiblement les passagers mauriciens pour l’Australie sont des passagers de seconde zone. Frustrée du traitement reçu lors de ce dernier voyage via Air Mauritius, A. M. déplore la politique de deux poids et deux mesures dont sont victimes certains passagers. “Over the past ten years, since moving to Sydney, I have travelled a minimum of once yearly to Mauritius using your airline. I have seen the quality of the services provided by your airline deteriorate but continued to choose Air Mauritius”, a écrit A. M. la la direction de la compagnie d’aviation nationale. Et d’ajouter : “I have turned a blind eye to your poor customer oriented service, your old shaky planes, your forever decreasing leg space, but enough is enough.” Après les tribulations de son dernier voyage, cette passagère estime que “with Air Mauritius, it is obvious not What you know that matters but WHO you know.” En dépit de la lettre de doléances envoyée à ce propos à la direction de MK, A. M. n’a reçu aucune réponse, et encore moins un accusé de réception. Dégoûtée et ayant désormais décidé de délaisser MK pour d’autres compagnies aériennes, elle espère néanmoins que la compagnie d’aviation nationale daignera de “revisit your so-called Mauritian Hospitality”.