Une Vona Corona, fraise, vanille, amande, chocolat, accompagnée d’une gelée d’ananas et de coco râpé, c’est un délice. Vendue aux quatre coins de Rose-Hill et plus particulièrement à côté du Plaza par la famille Jewon, cette glace existe depuis quatre générations. Rencontrés, Aslam, Nawaz et Abdallah Jewon nous content quelques secrets de famille autour du succès de Vona Corona.
Sur un tricycle datant des années 80, Abdallah, 30 ans, prend la pose. C’est la première fois qu’il le pédale, sous l’oeil attentif de son père, Aslam, 58 ans. Ce tricycle a véhiculé Aslam dans les rues de Rose-Hill, alors qu’il était adolescent. “Vona Corona est partout à Rose-Hill, de Trèfles au Plaza, en passant par les portes du St Mary’s et les guichets de la MCB”, explique Aslam, l’aîné des Jewon et le plus ancien vendeur de glace de l’entreprise familiale.
C’est en 1982 que ce dernier commence à travailler avec son père, Mastan Jewon, qui a lui même succédé à son père. Vona Corona, c’est un héritage transmis de père en fils depuis plus de 90 ans. Décédé il y a dix mois, Mastan Jewon a tenu à ce que seuls les fils portant son nom aient la recette du succès de Vona Corona. Ils expliquent : “Les ingrédients restent les mêmes, lait, sucre, entre autres. Mais le véritable secret, c’est le dosage.”